Abeille,indispensable à notre survie

Abeille vient de l’ancien provençal Abelha ; du latin, apicula, petite abeille. C’est un insecte social qu’on élève dans des ruches pour récolter le miel et la cire qu’il produit. Il fait partie des hyménoptères, sous-ordre des pétiolés  (apocrites), groupe de porte –aiguillon (aculéates) famille des apidés.).

A une certaine époque les robes en  tissu « nid d’abeille » étaient très prisées surtout pour les petites filles.

Le genre apis compte quatre espèces, dont trois, Apis cerana, A. dorsate et A.florea, sont asiatiques. La quatrième, A.melifica, peuple actuellement les continents européen, africain et américain, et a été introduite en Asir, principalement au Japon, où elle a supplanté l’abeille locale. L’espèce A.melifica comporte de nombreuses races géographiques ; en France, l’abeille locale est l’abeille noire (A.m.melifica), mais les populations d’abeille sont très souvent hybrides en raison de l’importation de reines de races étrangères (A. m. ligustica et A.m. carnica essentiellement)

abeille-reineL’abeille est un insecte brun foncé, long d’environ 1,2cm pour l’ouvrière et de 2 cm pour la reine et le mâle. Le corps comprend tête, thorax, abdomen. La tête porte latéralement deux gros yeux à nombreuses facettes polygonales et, tout en haut, trois points brillants, qui sont des yeux simples (stemmates). Sur la face antérieure, entre les deux gros yeux, s’insèrent les antennes, qui portent de nombreux petits organes des sens. La bouche, variable selon le sexe, appartient au type lécheur ; ses pièces sont : en avant, une lèvre supérieure (labre) ; en arrière, une lèvre inférieure formant la langue, très allongée, en tube presque fermé, avec un sillon inférieur cilié et assurant les aspirations. De chaque côté, la langue est flanquée, en région inférieure, d’un palpe labial et, plus extérieurement et en avant, d’un maxille ; la juxtaposition des deux maxilles, en position antéro-latérale, et des deux palpes labiaux, en position postéro-latérale, constitue un deuxième canal entourant la langue et permettant des aspirations plus importantes ; enfin, en avant, de chaque côté de la lèvre supérieure, prend naissance une mandibule ; ces deux pièces chitineuses ont un rôle de préhension et non de mastication.

Le thorax porte, en région supérieure, deux paires d’ailes membraneuses. En vol, les ailes du même côté s’accrochent deux à deux pour ne former qu’une seule parie et, au repos, elles se superposent horizontalement, dans le sens de la longueur, au-dessus du corps de l’abeille. Sous le thorax, prennent naissance trois paires de pattes servant à la locomotion, et dont chacune a d’autres fonctions bien définies en rapport avec les différences anatomiques de certaines parties (la troisième paire de pattes chez l’abeille ouvrière, par exemple, sert au transport des pelotes de pollen).

L’abdomen  n’a pas d’appendice ; il est segmenté en six anneaux visibles chez la femelle et sept chez le mâle. Les femelles disposent, sous le dernier anneau, d’un aiguillon servant à percer le tégument d’autres animaux et à y infecter un venin. Chez l’abeille commune ouvrière, cet aiguillon, barbelé, reste fixé dans la blessure qu’il provoque ; et l’insecte, mutilé, meurt. L’abeille ouvrière possède, de plus, quatre paires de glandes de la cire (cirières), situées de part et d’autre de la ligne, médiane, en région ventrale, sous les quatre derniers anneaux.

abeilles-butineusesLa colonie, qui peut compter en moyenne de 10 000 à 60 000 abeilles ouvrières, comprend trois types d’individus. Les mâles ou faux bourdons, trapus et velus, ont une vie relativement brève ; ils n’existent qu’à la saison chaude et en nombre toujours limités, de quelques centaines à quelques milliers. Les ouvrières, femelles stériles, constituent l’immense majorité de la colonie (plusieurs dizaines de milliers) ; plus petites et moins velues que les mâles, elles ont pour foncions successives au cours de leur vie active, qui dure de quatre à huit semaines, l’entretien de la ruche, l’élevage des jeunes et l’approvisionnement en miel, en pollen et en eau. Lorsqu’une ouvrière a détecté une source de provende, elle retourne à la ruche pour se livrer à une « danse », sorte de langage, décrypté par K. von Frisch, destiné à alerter les autres butineuses et à leur indiquer avec précision la direction et la distance du butin. En période hivernale, la vie ouvrière peut se prolonger de cinq à sept mois environ. La mère ou  reine, unique dans la colonie, est une femelle féconde, dont l’abdomen est très long ; elle est exclusivement occupée à la ponte ; ses organes buccaux sont très réduits, car elle ne butine jamais les fleurs. La reine, quelques jours après sa naissance, sort de la ruche (vol nuptial) poursuivie par de très nombreux mâles, dont très peu seront capables de la féconder. Après sa fécondation (en plein vol) elle rentre à la ruche et commence à pondre dans les alvéoles des rayons de cire (cellules hexagonales).  Sa ponte, pouvant atteindre 2 000 œufs par jour, durera à peu près toute sa vie, de trois à quatre ans environ, avec des périodes de repos en hiver et de plus grande intensité au printemps. Les œufs destinés à donner naissance à des abeilles ouvrières sont pondus dans des alvéoles ayant 5 mm de large, tandis que ceux qui sont destinés à donner naissance à des mâles (œufs non fécondés, parthénogenèse) le sont dans des alvéoles plus grandes ayant 6,5 mm de large. abeille-mâle-ou-faux-bourdonL’œuf  destiné à donner une nouvelle abeille- reine est pondu dans une alvéole spéciale, appelée cellule royale, très volumineuse et placée verticalement. Quelle que soit la nature de l’œuf et les dimensions de l’alvéole, il naît une larve vermiforme, sans pattes, un peu arquée, que les abeilles ouvrières  nourrissent ; puis cette larve est enfermée dans son alvéole, qui est obturée par un opercule formé de  cire et de pollen. Ainsi enfermée, la larve s’entoure d’un cocon et, sous cette enveloppe, se métamorphose en une nymphe ayant des pattes, mais encore sans ailes ; une dernière métamorphose donne l’insecte parfait, qui découpe l’opercule de son alvéole d’où il sort seul.

Quand la colonie devient trop nombreuse, il naît de nouvelles  reines. A la naissance de  de la première, la colonie se dédouble : une partie émigre avec l’ancienne reine, pour s’installer dans un autre abri (essaimage). Le reste de la colonie d’abeille butineuse demeure au service de la jeune reine, qui s’assure la suprématie en tuant les futures rivales, soit dans leur alvéole, soit dès leur naissance

Source : encyclopédie Larousse

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