AC-Ace-Bristol

Lorsqu’on compare les performances  de l’AC Ace Bristol de I956 à celles d’une BMW 320 de  I997, il semble que le développement des moteurs n’a pas  grandement évolué. L’accélération et la vitesse maximale de ces deux voitures de deux litres sont extrêmement proches – seule la consommation de l’AC est pratiquement le double de celle de la  BMW alors qu’elle pèse un bon tiers de moins. Et malgré tout,  l’Ace Bristol était, à son époque, un véritable « as»!

Ac-Ace--BristolLa première AC Ace date de 1953 déjà, mais elle n’était alors dotée que du moteur maison à six cylindres, de deux litres, développant 8S ch. Dès 1956, le paraphe Bristol venait s’ajouter sous la plaque signalétique du capot-moteur de I’AC, indiquant qu’un moteur Bristol y était dissimulé. S’il avait également une cylindrée de deux litres et six cylindres en ligne, il développait déjà 125 ch dans sa version de base. Le moteur de la Bristol provenait du six cylindres en ligne de la BMW 328. Et une version plus puissante encore, de 142 ch, allait même faire son apparition plus tard.

Ainsi équipée, |’Ace filait à 200 km/h; ainsi, avec son poids de 815 kilos seulement, elle couvrait la distance la séparant de 0 à 100 km/h en neuf secondes. En comparaison, la BMW 320 de 1997 atteint 214 km/h et accélère en 9,9 secondes jusqu’à 100 km/h tout en pesant toutefois 1375 kilos et en consommant une moyenne de neuf litres de super aux  100 kilomètres. L’Ace Bristol avalait, sur la même distance, entre l5 et 20 litres.

Ac-Ace-Bristol-moteur

Ac-Ace-Bristol-moteur

L’AC Ace était dotée de tout ce qu’il fallait pour en faire un véritable roadster britannique: une carrosserie tout en arrondis montée sur de grandes roues à rayons, le tableau de bord offrant en outre au conducteur une généreuse série de cadrans circulaires.

Le train roulant de I’AC Ace Bristol est fixé à un châssis tube léger mais robuste, contre lequel se blottit une carrosserie roadster en tôle d’aluminium. La suspension indépendante de l’Ace représentait une particularité pour une voiture de série de 1955. Elle lui assurait son bon comportement routier: l’Ace repose réellement sur des rails en courbe, et ce n’est que relativement tard que l’arrière commence à s’échapper. Mais cela se produit avec tant de douceur et de coulé que l’Ace franchit aisément la courbe en travers, avec seulement un léger contre-braquage, sans augmenter déraisonnablement le stress du pilote.

Les freins à tambour de série qui équipent les quatre roues représentaient une technique habituelle à l’époque.

Ac-Ace-Bristol-caractéristiques-techniques

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Mais nombre de pilotes de compétition ont échangé les tambours avant contre des disques, car ceux-ci évacuaient mieux la chaleur causée par les sollicitations de la course et se montraient donc plus résistants à la longue.

Dans l’ensemble, l’AC Ace Bristol reste aujourd’hui encore une véritable voiture-plaisir qui incite sans cesse son pilote à exploiter à fond la puissance du moteur, à monter et descendre fréquemment les vitesses et à tourner sans retenue le volant à trois branches minces et revêtu de plastique.

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