Alphonse de Prät de Lamartine

Lamartine, poète et homme politique français (Mâcon 1790-Paris 1869). Né dans une famille peu argentée de la noblesse, il passe son enfance dans la propriété de Milly. Sa mère lui donne  une éducation catholique. Il poursuit ses études chez les Pères de la Foi, qu’il quitte à dix-sept ans. Il passe alors son temps à voyager, à aimer, à écrire. Lecteur de Voltaire, mais aussi de Rousseau et d’Ossian, il cherche sa voie entre le classicisme et le premier romantisme. Garde du corps de XVIII pendant la première Restauration, il démissionne à la seconde (1815) et rencontre à Aix-les-Bains (1816) Julie Charles, qu’il retrouvera à Paris en 1817 et qui lui inspirera  Le Lac, écrit en 1818. Leur liaison durera jusqu’à la mort de Mme Charles en décembre 1817. En 1820, Lamartine, qui est entré dans la diplomatie, par comme attaché d’ambassade à Naples et épouse une jeune anglaise, Marianne Elisa Birch. Il publie Les Méditations poétiques (1820), accueillies avec enthousiasme. Leur succèdent les Nouvelles Méditations poétiques (1823), La Mort de Socrate (1823), Le Dernier chant du pèlerinage d’Harold (1825)  et Les Harmonies poétiques et religieuses (1830). Lamartine quitte la carrière diplomatique après l’avènement de Louis-Philippe. Son voyage en Orient (1832-33) est assombri par la mort de sa fille Julia. Il travaille à Jocelyn (1836), dont le succès lui  fait ressentir plus fortement  encore l’échec sévère de La Chute d’un Ange (1838) qui arrête le poète dans son projet d’une vaste composition métaphysique, Les Visions, Les Recueillements poétiques (1839) ne sont pas plus appréciés de la critique, ce qui pousse Lamartine à se consacrer tout entier à la vie publique.

lamartine-poesiesIl se porte même à la tête de l’opposition à Guizot, dont il dénonce l’immobilisme politique et le conservatisme social. Son Histoire des Girondins (1847), ouvrage faible sur le plan historique, mais animé c’un souffle épique, réveille chez les Français l’amour de la liberté et fraie le chemin à la révolution de février 1848, qui porte Lamartine au premier rang. Ayant proclamé la république à l’Hôtel de Ville (24 février), membre du gouvernement provisoire particulièrement chargé des Affaires étrangères, il est, durant quelques semaines le véritable maître de la France. Elu représentant du peuple par 10 départements, le 23 avril 1848, il opte pour la Seine, où sa popularité est immense. Membre de la Commission exécutive instituée le 10 mai par l’Assemblée constituante, il est impuissant devant les violences du 15 mai et l’émeute ouvrière des 22-26 juin. Cavaignac ayant été désigné comme chef de l’exécutif, Lamartine disparaît du devant de la scène politique. Lors des élections présidentielles du 10 décembre 1848, qui voient le triomphe de Louis Napoléon Bonaparte, il assemble moins de 8 000 voix. En mai 1849, il échoue même aux élections partielles dans le Loiret ; mais il ne joue plus aucun rôle. Le coup d’Etat du 2 décembre le rend à la vie privée et à l’écriture. Pour payer ses dettes énormes, il publie  beaucoup : travaux historiques, récits autobiographiques (Raphaël (1849), Les Confidences (1849) ; Les Nouvelles Confidences (1851), des romans, des vies d’hommes célèbres et l’abondant Cours familier de littérature (1856-1869). En 1867, il reçoit enfin une rente viagère du Corps législatif.

Lamartine-vie-de-mahometLa nouveauté de son œuvre a frappé les contemporains. Dans une forme classique, ils découvraient le ton nouveau du  romantisme, dont on retrouve les grands thèmes dans son œuvre : la solitude du poète, la nature aimante, l’harmonie recherchée et jamais atteinte. (Acad.fr. 1929)-Iconogr. Des portraits de Lamartine ont été peints par Gérard et A. Scheffer (Versailles), Henry !wyndham Phillips (Louvres) ; citons aussi un dessin de Chassériau, des gravures nombreuses (dont certaines d’après Auger (1819) et Devéria (1830), un buste de David d’Anger (1829, Saumur) un autre d’A. Lenoir (Ecole normale, Paris). Des statues lui sont érigées à Mâcon, par Falguière (1877) et à Paris (square Lamartine 16e ), par Anatole Marquet de Vasselot (1886).

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