Apothicaires ancêtres des pharmaciens

Souhaitant  très tôt s’affranchir de la suzeraineté des médecins, les apothicaires vendent au XIIIe siècle des préparations médicinales, et si les premiers règlements disciplinant leur corporation ont trait aux poids et balances, leurs connaissances et la qualité des denrées qu’ils dispensent sont rapidement étroitement encadrés par la Faculté de médecine.

Dans l’antiquité la plus reculée, médecine, chirurgie et pharmacie ne formaient qu’un seul et même art, le même individu prescrivant, préparant et appliquant le remède. S’il semble que dès le 1er siècle il arriva d’Afrique en Espagne et en Italie des apothicaires proprement dits, les lois appliquées en France ne font mention, sous Charlemagne, que du mot medicus signifiant tout à la fois ce qu’on a désigné depuis par les dénominations de médecins, chirurgiens et apothicaires, la séparation s’opérant, selon Pasquier, lors de la fondation des universités : en effet –les médecins, pour la nécessité de leur charge, ayant trouvé une place entre les quatre Facultez, on estima qu’il falloit recognoitre en sa pure naïfveté  et lui oster la manufacture du razouër, pilon et mortier. »

Epiciers et apothicaires exercent une fonction « de poids »

Quoiqu’il en soit, le divorce était consommé quand les apothicaires apparurent en France, où on ne les rencontre qu’au XIIIe siècle. Jean de Garlande, qui vivait vers 1250, nous apprend qu’alors les appotecarii vendaient des médicaments et des électuaires,  des racines et des herbes, de la zédoaire, du gingembre, du poivre, du cumin, des clous de girofle et de la cannelle, de l’anis, de la graine de fenouil, de  la cire et des cierges, du sucre et de la réglisse. On trouvait encore dans leurs boutiques des préparations de gingembre à l’usage des constitutions froides, du diaphénic excellent pour les phtisiques, du diaprun et de la gomme adragante qui rafraîchissent, et de l’ellébore facilitant la digestion. Le Livre des métiers d’Etienne Boileau (vers 1268) mentionne deux fois les apotécaires, et stipule que « tuit cirier, tuit pevrier » (épiciers) et « tuit apothicaire » débitait sa marchandise non seulement chez lui, mais encore aux halles et sur le marché, le samedi de chaque semaine. Si les apothicaires ne figurent pas sous ce nom dans les Tailles de 1292 et de 1313, la première cite 28 et la seconde 69 espiciers, désignation qui convient très bien aux apotécaires, puisque tous les produits qu’ils viennent de nous offrir s’appelaient alors des épices.

apothicaire-boutiqueLes premiers règlements imposés aux apothicaires ne s’appliquaient  qu’à la partie extérieure du métier, les poids, la manière d’acheter, de vendre, de faire le courtage, et ne parle de répression que pour le vol des marchandises. En vertu d’un titre accordé en 1312 par Philippe le Bel et confirmé par Charles IV, les six maîtres ou gardes qui disciplinaient la corporation des épiciers-apothicaires étaient nommés le commun des officiers marchands d’avoir des poids, qualité qui leur était donnée parce qu’ils avaient en dépôt l’étalon des poids et mesure de Paris. Ils avaient le droit de visiter tous les autres marchands, mais ils devaient eux-mêmes faire vérifier les leurs tous les six ans sur les matrices originelles conservées sous quatre clefs à la Cour des Monnaies, et dont on rapportait la fabrication à Charlemagne. Philippe le Bel enjoignit les gardes des foires de veiller « estroitement » à l’exécution de son ordonnance, suite aux nombreuses plaintes liées aux « grands baras, fraudes et tricheries qui ont esté de long temps et sont encore en la maistrise d’espicerie et apotiquaîrerie et d’autres avoirs de poids, a grant dommaige ». L’ordonnance de 1321 conforte cette position, imposant notamment de « bonnes balances et justes, perciées entre le bras et la langue, sans être ennarchiées, et à iceluy poix et balance pourront vendre et acheter leurs marchandises selon l’accord faict entre lesdicts marchans de Paris d’une part, et les tenans du poix qu’on appelle le Poix-le-Roy, d’autre part ».

Les médecins, tuteurs légaux des apothicaires et « herbiers »

Bientôt l’on sentit le besoin d’exercer à l’égard des apothicaires une surveillance plus active que celle qui ne s’appliquait qu’aux poids : le 22 mai 1336, Philippe de Valois établit la suzeraineté des médecins à l’égard des apothicaires, en contraignant ces derniers, « leurs garçons et leurs herbiers, à garder les ordonnances touchant l’apothicairerie et l’espicerie ». Leurs denrées devaient donc être soumises à l’examen des médecins de la Faculté, « ou devant le doïen ou deux ou trois maistres d’icelle » : les « medecines laxatives et les opiates qui se gadent long temps pour les voir avant qu’elles soient confites et sçavoir qu’elles soient bonnes et fraisches et non corrompues et tresallées » devaient être montrées à leurs maîtres ou l’un des jurés.

apothicaire,-malade,-medecinLes boutiques pharmaceutiques demeuraient ouvertes toute la largeur de l’ogive qui encadrait leur devanture. Un ou plusieurs réchauds posés sur le sol opéraient la coction des préparations officinales, tandis que les substances se réduisaient en poudre ou subissaient les mélanges prescrits dans d’énormes mortiers de fonte placés aux angles extérieurs de l’officine. Les drogues se trouvaient sur des planches étagées, dans des espèces d’amphores en terre cuite et de petites caisses en bois blanc, étiquetées d’après le formulaire de Galien ou celui de Mesné, dont l’image décorait ordinairement les panneaux extérieurs de la devanture.

A mesure que les règlements se multipliaient, les apothicaires cherchaient à acquérir le monopole de la confection et de la vente de remèdes : ils obtinrent qu’il fût expressément défendu à ceux qui n’étaient pas de la corporation de débiter aucune drogue, grâce à l’ordonnance de décembre 1352 publiée par Jean le Bon. Celle-ci rappelait que « des gens de l’un et l’autre sexe, quelques femmes avancées en âge, des convertis, des gens de la campagne et quelques herbiers, viennent pratiquer à Paris, ignorant la science de la médecine, la complexion des hommes, le moment et le mode convenable, les propriétés des remèdes, surtout les remèdes laxatifs qui mettent la vie en danger quand on les administre mal à propos » elle dénonçait en outre un abus de remèdes, surtout des remèdes laxatifs qui mettent la vie en danger quand on les administre mal à propos » ; elle dénonçait en outre un abus de remèdes qui « aggrave les maladies, produit les homicides, les avortements secrets, quelquefois même publiquement avoués.

En août 1359, un autre édit du roi Jean dispose que nul ne pourra faire partie de la corporation des épiciers-apothicaires s’il « ne sçait pas lire ses receptes ou s’il n’a entour luy personne qui le sache faire » ; qu’à l’avenir on recevra un nombre suffisant d’apothicaires ; qu’attendu que les valets des apothicaires font souvent des médecines à l’insu de leurs maîtres, ils prêteront le même serment que lesdits maîtres ; que les herbiers jureront d’administrer bien et « loyaument », et de faire leurs clystères, emplâtres, jus ou herbes selon l’ordonnance écrite du « physicien » (médecin) » ; qu’ils jureront de tenir de bon miel et de bon sucre, de ne pas confire à miel ce qui doit l’être à sucre, et que leurs décoctions seront complètes et parfaites sans mêler « le vieil avec le nouvel » ; que tout apothicaire ayant préparé une « médecine de longue conservation mettra sur le pot l’an et le mois de la confection » ; que nul ne vendra « médecines venimeuses ou périlleuses » ; que tout apothicaire vendra « à loyal, juste et modéré prix ».

En outre, il est créé un chef de la corporation sous le nom de « maîstre du mestier d’apothicaires, qui sera sur tous les apothicaires de Paris et des suburbes (faubourgs) ». assisté de deux médecins désignés par le doyen de  la Faculté, il fera au moins deux fois l’an la visite de chaque officine, examinera avec soin toutes les substances qui s’y trouveront, et s’assurera également que chaque apothicaire a chez lui « le livre qu’on appelle Antodotaire Nicolas », pharmacopée de Nicolas Myrepse, médecin grec du XIIIe siècle qui avait exercé en Alexandrie. Son traité, embrassant l’ensemble des médicaments alors connus et contenant  2656 formules, fut de bonne heure traduit en latin, et restera le Codex officiel jusqu’en 1637.

apothicaire-garçon-d-La santé publique protégée par des statuts très sages ?

Aucune mesure réglementaire prise ultérieurement dans l’intérêt tant de ceux qui exercèrent la profession d’apothicaire que de ceux qui eurent recours à cet art, ne surpassa en sagesse les statuts de 1359. Plus d’un siècle s’écoula sans changement pour la législation pharmaceutique, et la considération dont jouissaient les apothicaires justifie que nous les retrouvions à la tête de la milice foré en 1467, lorsqu’il fut menacé d’une déroute en France par Edouard d’Angleterre. Mais beaucoup d’entre eux étalaient aussi, paraît-il- une ignorance complète de leur métier. D’autres n’hésitaient pas à tromper leur public en lui vendant des drogues vieillies qui avaient perdu toute leur vertu. Une ordonnance d’août 1484 ; pendant la minorité de Charles VIII, consacrant ce qui avait été établi antérieurement, constata qu’il était fort difficile de se procurer les épices les plus indispensables. Parfois, dit le roi, elles sont rares même en Orient, « elles sont chères même au pays  où elles croissent. Les marchands infidèles les laissent à en amener en terre chrétienne pour ce que le voyage est long » de sorte que « l’on est bien souvent deux ou trois ans sans en pouvoir recouvrer ».

Par ailleurs, des substances aussi précieuses, et dont l’emploi pouvait présenter  de sérieux dangers, n’eussent dû être maniées que par des gens expérimentés ; aussi était-il nécessaire d’établir une distinction entre le marchand qui se bornait à les débiter telles qu’il les recevait d’Orient, et l’homme chargé d’en composer des médicaments, c’est-à-dire entre l’épicier et l’apothicaire, ce que régla l’ordonnance de 1484. Les deux métiers ne cessèrent pas d’être réunis et de ne constituer qu’une seule corporation, « le mestier des ouvraiges et marchandises d’espicerie, appoticairerie, ouvraiges de cire et confiture de sucre » ; mais si tout apothicaire put continuer à être épicier, l’épicier ne put se dire apothicaire que sous certaines conditions, après avoir servi quatre années comme apprenti, avoir passé un examen « estre approuvé audit mestier » et avoir « fait chef-d’œuvre, tant d’ouvraiges de cire, confitures de sucre, dispensacions de pouldres, comme de composicions de receptes, cognoissance de drogues et autres choses concernant le fait desdits mestiers ».

Enfin, par souci d’avoir la juste mesure de la chose achetée, il est accordé aux apothicaires le droit de visiter les poids et balances de ceux qui vendent sucre, laines, drogues et épices, avec pouvoir de s’en saisir et les porter au Chatelet, aussi bien que les marchandises corrompues et falsifiées, pour que les détenteurs en soient punis. Ils doivent se faire accompagner d’un juré balancier, et leur juridiction s’étend sur tous les marchands et artisans, à l’exception des orfèvres qui relevaient de la Monnaie.

Contrôle renforcé pour veiller sur les « quiproquo »

Les statuts de 1514 accentuèrent la distinction : « Qui est espicier n’est pas apothicaire, et qui est apothicaire est espicier » dit clairement le préambule, les deux commerces ne formant encore qu’une seule corporation, mais ayant chacun leurs jurés particuliers. Le 3 août 1536, un arrêt du Parlement ordonna, sous peine d’une amende de 100 marcs d’argent, de ‘punition corporelle et de la hart », l’exécution de nouvelles mesures quant aux visites, à la préparation des remèdes, et à l’observation des quiproquo (substitution d’un médicament à un autre) dont la liste aura dû être dressée par « six des plus notables suffisans, savans et experimentez d’entre les docteurs »de la Faculté de médecine. Les qui pro quo, quid ou quale pro quo étaient des drogues médicinales auxquelles on recourait pour pallier la pénurie de substances dont une grande partie venait de l’étranger, cette méthode de substituer venant tant de Galien que des Arabes.

L’arrêt de 1536 prévoit que la Faculté s’assemblera tous les ans, afin de fixer l’époque la plus convenable pour faire la visite des drogues que les apothicaires devront exposer sur une table depuis six heures du matin jusqu’à six heures du soir, et vingt-quatre heures après leur arrivée dans Paris. Lorsqu’elles seront reconnues avariées et corrompues, ces drogues « seront mises en sac et portées par-devant le prévôt de Paris pour être brûlées sur la place publique »  ou devant la porte du délinquant ; que « cette visitation » des boutiques « d’apothicaires » sera faite deux fois l’an, le lendemain de la mi-carême et le lendemain de la mi-août, par deux médecins et quatre apothicaires, « bon, notables, anciens et experimentez », après avoir « ensemble prêté bon et loyal serment qu’il sera fait rapport à jour de police des examens et aussi du chef-d’œuvre par-devant le prévôt, le lieutenant civil et criminel, de la suffisance ou insuffisance de celui qui aura été examiné, pour, ouï ledit rapport, procéder par ledit rapport, à la rejection de celui qui sera jugé non suffisant, ainsi qu’il appartiendra par raison ».

Lors de l’inspection, les apothicaires devaient faire le serment de n’avoir pas « reçu, latité ou déplacé les drogues qu’ils avoient avant la visitation », et que les drogues exposées leur appartenaient. Enfin, « apprentis, servans et valets d’apoti-quairerie » devaient « estre suffisans latins pour entendre les livres servans à l’art, et ouï quelque docteur en médecine », avant d’accéder à la maîtrise. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour les voir obtenir leur séparation d’avec les épiciers.

apothicaire-docteur-en-medecineprescriptions de 159 façonnent la corporation des apothicaires

Avant la visite de contrôle prévue par l’ordonnance de 1359 et ayant lieu deux par an, « environ la feste de Pasques et celle de Toussains , chez les apothicaires, ces derniers juraient, en présence du maître de la corporation et des quatre assistants, qu’ils déclareraient la vérité tant sur les médecines que sur toutes autres choses appartenant au corps du m étier, le tout sans mensonge ni fraude ; qu’ils déclareraient également quelles étaient leurs médecines anciennes et nouvelles ; qu’ils tiendraient leur livre, qui était l’Antidotaire Nicolas, corrigé par les maîtres du métier, au conseil desdits médecins et assistants ; qu’ils ne mettraient en vente aucune médecine corrompue et ne remplaceraient pas les fraîches par les anciennes ; qu’ils ne se serviraient que des poids reconnus bons par les visiteurs ; que, lorsqu’ils voudraient préparer une médecine laxative ou un opiat, ils ne les confectionneraient pas sans les avoir montrés au maître du métier, qu’ils écriraient sur le vase renfermant une confection, le mois où elle avait été faite, et qu’ils la jetteraient si la corruption la gagnait ; qu’ils ne vendraient ni ne donneraient aucune médecine qui, contenant un poison, serait dangereuse ou pourraient occasionner des avortements, à gens « hors la foi chrétienne », ni à qui que ce fût, s’ils ne savaient que celui auquel ils vendraient fût maître ou « sciencier », ou maître en médecine et bien connu, et s’ils n’avaient la certitude que la demande avait été faire par expresse ordonnance du médecin qui les avait envoyés quérir ; qu’ils ne souffriraient pas la fraude, si quelque médecin voulait leur faire vendre leurs médecines plus cher qu’il n’était juste afin de participer au gain ; qu’ils ne vendraient pas plus cher eux-mêmes par haine contre le malade.

Par ailleurs, l’ordonnance les enjoignait de dénoncer les grossiers (marchands en gros) offrant des marchandises mauvaises ou corrompues, ainsi que ceux qui se rendaient coupable d’une entente illicite pour vendre trop cher aux apothicaires et de préférence à certains d’entre eux seulement. Ils devaient également, s’ils avaient acheté quelques mauvaises ou vieilles médecines qu’on n’aurait pas trouvées lors de la visite, n’en vendre à aucun apothicaire hors Paris ou les faubourgs, ni pour quelque ville ou château que ce fût, ni à aucun barbier, ni à tout autre. Selon l’ordonnance, ils devaient encore peser leurs médecines chaque fois qu’ils les délivreraient.

Les falsifications des apothicaires dénoncées en 1553

En 1553 parut un pamphlet composé par maistre Lisset Benancio- anagramme de son vrai nom Sébastien Colin, médecin à Tours-, ayant pour titre Déclaration des abuz et tromperies que font les apothicaires, fort utile et nécessaire à ung chacun studieux et curieux de sa santé. L’auteur pousse sur la place publique les apothicaires comme d’infâmes malfaiteurs, et les marque au front d’un stigmate brûlant. Après un exorde fulminant dans lequel il les écrase sous les épithètes flétrissantes d’omopoles, de mycolpoles, de tavaniers, de quiproquoqueurs, de triacleurs, d’empoisonneurs arabistes, d’anthropophages, il les traîne devant le tribunal de l’opinion où il les accuse de traiter les malades sans le secours des médecins ; de stipendier la complicité et le silence complaisant des barbiers, leurs vils complices. Il dresse le long martyrologue des personnes dont la santé a été compromise par des drogues avariées, devenues des poisons subtils, dresse la statistique des malheureux qui ont payé de leur vie leur aveugle confiance, et donne la liste des gens audacieusement dépouillés par ces escrocs. Colin parle d’électuaires falsifiés, composés en réalité de « cailloux broyés et macérés en vin aygre, broyés en mortier de couleur, selon que l’on veut que l’electuaire ayt couleur : de sorte que ce n’est que sophisterie des pierres desquelles usent noz apotiquaires, et son si avides et gloutons d’argent, qu’ils n’ont pas honte et conscience de faire payer somme énorme des choses qui ne servent à rien, et pour estre plus amplement payez des malades, mettent en leurs parties ou memoires : ite,pour un electuaire faict de pierres precieuses ».

A cette époque, on appelait restaurans, des préparations ayant pour objet de réconforter les malades « privés des puissances naturelles, et capable de relever la ruine des esprits ». Or les apothicaires avaient imaginé de dire que l’or était le meilleur restaurant. Colin écrit à ce sujet : « les bons compaignons disent qu’il n’y a restaurans que ceux d’or pour bien restaurer les esprits vitaux », avant de conter l’aventure d’un apothicaire qui « se restaura soy-même : voulant faire un restaurant à ung malade demanda des ducats pour y mettre, desquels il restaura sa bourse et au lieu de mettre des ducats à la fin de la distillation, il mettoit du cuivre jaune en feuilles, et là où il trouvoit ses gens, bailloit entendre aux malades et parens que l’or des ducats, par sa longue décoction c’estoit liquéfié et tourné en telle substance qu’il apparaissoit aucict restauran, et ainsi faysoit passer les ducats des gens riches malades par invisible, et ne laissoit pas de se faire payer de ses journées et restaurans, sans compter les ducats qu’il desroboit aux malades ».

 

 

 

 

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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