Le Calendrier Poème de Louis Guillaume

La source

Tout au long de l’année

Me parle cette source

En janvier enneigée,

En février gelée,

En mars encore boueuse,

En avril chuchotante,

En mai garnie de fleurs,

En juin toute tiédeur,

En juillet endormie,

En août presque tarie,

En septembre chantante,

En octobre dorée,

En novembre frileuse,

En décembre glacée.

C’est toi, petite source,

Le cœur de la forêt En lire plus...

Le Matin des Etrennes d’Arthur Rimbaud

Le Matin des Etrennes, quel beau poème d’Arthur Rimbaud, comment imaginer qu’un si grand poète fut un si charmant petit garçon, comme tous les autres enfants au maint des étrennes…

 

Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !

Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes

Dans quel songe étrange où l’on voyait joujoux,

Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,

Tourbillonner, En lire plus...

Le Temps des Vacances

C’est le temps béni des vacances.
Le vent fait des nœuds d’hirondelles.
Le jour est rond comme une amande.
Tout le village sent le miel.
Le soleil a pendu sa lampe
Juste au-dessus des vaches blanches
Etonnées de n’avoir plus d’ombre,
Mais les prairies qui, près du bois,
Tremblent doucement sous leurs poids
N’ont jamais été si profondes.

 

Maurice Carême

Extrait de « Au clair de la En lire plus...

Le sourire, auteur inconnu

Le sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu’un instant mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer.
Personne n’est trop pauvre pour ne pas le donner.

Il crée le bonheur au foyer.
Il est le signe sensible de l’amitié.
Un sourire donne du repos à En lire plus...

Mareye Maria Dubois

Lorsque j’ai découvert ce poème, Mareye, j’ai été très touchée, car quand on lit la biographie de Guillaume Apollinaire, on comprend combien il a du souffrir, à la recherche du grand amour, combien son âme de poète a du être tourmentée. Il est mort trop jeune… il avait encore tant à écrire…

 

Mareye était douce, étourdie et charmante

Moi je l’aimais d’amour, m’aimait-elle, qui sait?

Je revois parfois à En lire plus...

Poème pour la langue française

Moi qui vis à Paris depuis plus de vingt ans,
Qui suis né quelque part au cœur de la Champagne,
Jusqu’à ces temps derniers je m’estimais content,
Mais tout est bien fini, la panique me gagne.
Quand je lève mes yeux sur les murs de ma ville,
Moi qui n’ai jamais su plus de trois mots d’anglais,
Je dois parler par gestes… et c’est bien difficile…
Alors je viens chez vous retrouver le En lire plus...