Cosquer la grotte sous-marine

Située dans les calanques de la Triperie, près de Marseille, la grotte Cosquer se trouve actuellement au-dessous du niveau de la mer et une partie des niveaux archéologiques reste submergé. Elle a livré des peintures et des gravures, appartenant à deux époques distinctes du paléolithique. Les derniers relevés photogrammétriques et au scanner, effectués en 1994, permettront sa reconstitution prochaine. (en 2017, on attend toujours sa reconstitution)

https://www.youtube.com/watch?v=YaHs49wD2c4

calanque

Cette grotte, comme toutes les autres, obéit à un schéma directeur. Un couloir d’accès immergé, long de 150 m. en pente ascendante, débouche sur une salle immense, partagée en plusieurs parties, par des massifs rocheux. Au bout, se trouve un puits, que surmonte une cheminée. Plusieurs ensembles rupestres peuvent être distingués et ils s’inscrivent globalement dans un plan organisé, avec des enseignements différents selon les endroits.

Déjà la présence de trois zones –le boyau d’accès, la salle principale et le complexe puits-cheminée, auquel on accède par un trou d’homme, donne son premier sens à la grotte, celui de sanctuaire initiatique. Ensuite, la répartition des animaux, dont A. Leroi-Gourhan a donné une explication cohérente, basée sur la statistique, s’inscrit toujours dans la logique d’un mythe.

Certes, d’autres grottes livrent un message plus complexe, mais l’essentiel tient dans l’approche d’une réalité que certains d’entre nous refusent parfois d’admette : la caverne est un espace-temps sacré.

http://www.tourisme-marseille.com/fiche/grotte-sous-marine-cosquer-calanque-de-la-triperie-marseille/

Dans la grotte Cosquer, le sanctuaire le plus ancien se limite aux mains peintes au pochoir sur la paroi. Toutes sont rassemblées dans la zone droite de la grotte et quelques-unes dominent le puits qui a environ 25 m de profondeur, donnant la mesure des prouesses acrobatiques tentées pour marquer d’une empreinte indélébile un territoire.

L’interprétation de ces mains demeure difficile à cerner. Elles peuvent correspondre à un code de chasse, comme c’est le cas dans certaines tribus. Mais elles ont aussi une signification de puissance, de manifestation et d’ouverture sur un autre  type de réalité. En Australie, par exemple, un le trouve en relation avec le culte des Ancêtres.

Le sanctuaire plus récent combine gravures et peintures et le cheval apparaît comme l’animal prépondérant, en particulier dans un diverticule à gauche.

Par ailleurs, les pingouins font face à l’entrée dans la seconde salle. Mais les gravures dominent, avec des éléments plus abstraits comme des vulves. Il importait de retenir le schéma directeur : un accès difficile, des salles où se déroule un rite pictural mais aussi de création du monde, un ou des espaces réservés à des initiations plus secrètes.

Source : l’Histoire mystérieuse 1995 n° 15 Myriam Philibert

http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/cosq.htm

 

 

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