Quand Genève est devenue suisse…

Le 19 mai 2015 se sont achevées les commémorations du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la confédération helvétique, commencée le 31 décembre 2013. Ces deux dates célèbrent le long processus qui, deux siècles plus tôt, a donné à la cité lémanique son visage actuel.

République indépendante depuis le milieu du XVIe siècle, Genève est annexée par la France révolutionnaire en 1798. La ville devient le chef-lieu du département du Léman, qui couvre la Savoie du nord. L’occupation dure quinze ans. Banques et industries pâtissent du blocus de l’Angleterre imposé par Napoléon ; la conscription enrôle des milliers de citoyens dans la Grande Armée. Après la campagne de Russie, les revers militaires de l’Empereur précipitent le départ des Français. Le 31 décembre 1813. Genève proclame la Restauration de la République (1).

GenèveCependant, une réflexion s’engage sur l’avenir. Demeurer une cité-Etat indépendante, et donc isolée, apparaît dépassé en ce début de XIXe siècle. Très vite, l’évidence s’impose d’un nécessaire rapprochement avec les cantons suisses, forts de liens étroits existant depuis très longtemps.

En septembre 1814, la Diète fédérale vote l’adhésion de Genève dans la Confédération (2), en dépit de la méfiance des cantons catholiques envers la « Rome protestante ». L’Acte authentique d’union est signé le 19 mai 1815 : Genève devient le 22e canton de la Confédération.

Reste à définir ses limites territoriales. Enclavée entre la France et la Savoie, la cité de Calvin n’est pas contiguë à la Suisse. Le second traité de Paris du 20 novembre 1815 octroie à Genève une partie du Pays de Gex (Bossy, Collex, Versoix, Pregny, Grand-Saconnex, Meyrin, Vernier) (3), afin de créer un étroit corridor la reliant au canton de Vaud (environ 50 km’).

GenèveLe nouveau canton prendra ses limites définitives le 16 mars i816 lors du traité de Turin. Victor-Emmanuel 1er cède des communes du Chablais et du Genevois, permettant de lui donner un territoire homogène. On les désigne sous le nom de « communes réunies ». Il s’agit de: Hermance, Anières, Corsier, Bellerive, Collonge, Meinier,Choulex,Présinge, Puplinge, Chêne, Thônex, Vandoeuvres, Veyrier, Troinex, Landecy, Compesières (Bardonnex. Plan-les-Ouates, Evordes), Carouge, Lancy, Confignon, Bernex, Onex, Perly, Gertoux, Soral, Avusy, Laconnex, Aire-la-Ville.

Elles représentaient environ 12.700 personnes

 

(1) Depuis,  le 3l décembre est jour férié dans le canton.

(2) En même temps que Neuchâtel et le Valais.

(3) Celigny était une enclave genevoise dans le pays de Vaud.

Source: almanach savoyard 2015

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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