La famille des Mustélidés

La famille des Mustélidés, à peine moins riche en espèces et en formes que celle des Viverridés, est une des plus difficiles à décrire, car les carnivores qui la composent ayant des caractères morphologiques très variables, surtout en ce qui concerne les pattes et la denture. Elle comprend surtout des animaux de taille petite ou moyenne, dotés d’un corps allongé, porté par des pattes courtes, pourvues de pieds à 4 ou 5 doigts, aux griffes rétractiles ou non. On trouve à la naissance de la queue des glandes anales sécrétant un liquide fétide. Les mustélidés comptent parmi les animaux les plus malodorants qui soient et leurs sécrétions, contrairement à celles des viverridés, ne contiennent aucune substance utilisable. Leur corps est généralement recouvert d’une robe très fournie, formée de poils très fins dont on tire –hélas – des fourrures de prix. Si la famille des mustélidés est celle des « puants », elle est aussi, par excellence, celle des animaux à fourrure.              

 Le squelette des mustélidés se caractérise par la finesse et l’élégance de ses formes. Le nombre de dents varie de 28 à 38, mais les canines sont toujours très développées.   On trouve des mustélidés un peu partout dans le monde sauf en Australie et à Madagascar. Supportant les altitudes et les climats les plus divers, ils vivent aussi bien en plaine qu’en montagne. Ils peuplent de préférence, les forêts ou les régions très rocheuses. Mais on peut aussi les rencontrer dans les plaines découvertes, les jardins, et même les lieux habités par l’Homme. Certains mustélidés sont terricoles. Beaucoup sont d’excellents grimpeurs. D’autres vivent dans l’eau. Tous nagent très bien. Nombre d’entre eux creusent de vastes terriers dans le sol. Il leur arrive aussi de s’approprier ceux d’autres animaux. Certains s’installent dans les cavités des arbres, les nids d’écureuils ou d’oiseaux. Presque tous ont une demeure fixe, mais quelques-uns mènent une vie nomade, vagabondant d’un endroit à l’autre suivant leurs besoins.   Ce sont en général, des animaux très vifs, extrêmement agiles et capables d’exécuter  les exercices physiques les plus variés. Dans l’eau, ils se servent non seulement de leurs pattes, mais aussi de leur queue. Dans les arbres, ils se suspendent aux  branches les plus légères, bien que leurs griffes soient courtes. En toutes circonstances, ils ont un sens de l’équilibre très développé. Chacun de leur geste est parfaitement adapté à la conformation de leur corps. Ainsi, la zibeline et la martre se redressent pour bondir, alors que la fouine, qui pourtant leur ressemble, se courbe vers le sol et adopte une démarche glissante. Le putois court aussi vite qu’un rat, mais la loutre, à terre, a des mouvements plus lents. La tayra arque le dos pour marcher, alors que le blaireau trottine paisiblement et que le ratel s’avance plus lentement encore. D’une manière générale, la longueur de leurs sauts dépend de la hauteur de leurs pattes. L’allure vive et frétillante des mustélidés a quelque chose de reptilien. Leurs facultés intellectuelles sont aussi remarquables que leurs qualités physiques.

Presque toutes les espèces sont intelligentes, rusées, prudentes, extrêmement courageuses, mais avides de chair fraîche et de sang. Elles savent pourtant se montrer tendres et caressantes avec leurs petits. Certains mustélidés sont très sociables. D’autres vivent en solitaire ou se réunissent par couples à des périodes bien déterminées. On les classe généralement parmi les animaux nocturnes, mais nombre d’entre eux sont actifs de jour comme de nuit.        La plupart des mustélidés sont exclusivement carnivores et font une grande consommation de petits mammifères, d’oiseaux, d’amphibies et d’insectes. Certaines espèces mangent aussi les escargots, les poissons, les crabes, les mollusques. D’autres, moins nombreuses, ne dédaignent pas les charognes. Quelques-unes font parfois des exceptions et mangent, à  certaines époques, des produits végétaux, particulièrement des fruits bien mûrs.        

Les petits, dont le nombre peut varier de 1 à 10, naissent avec les yeux fermés. Ils doivent être allaités longtemps et exigent des soins assidus. Leur mère veille continuellement sur eux et, en cas de danger, les transporte d’une cachette à une autre.  Capturés jeunes, les mustélidés s’apprivoisent facilement. Ils suivent leur maître comme des petits chiens et le secondent utilement à la pêche et à la chasse. Les furets servent depuis longtemps à chasser le lapin et sont très appréciés des braconniers.   Bien que, dans l’ensemble, les mustélidés soient plus utiles en détruisant les rongeurs, que nuisibles par leurs incursions dans les poulaillers et les clapiers, ils sont persécutés sans discernement.  Si on excepte les Mongols, pour lesquels consommer de la viande de loutre constitue une pénitence, on peut dire que personne ne mange les mustélidés. En  revanche, leurs fourrures, surtout celles des martres, des loutres et des visons sont très appréciées. Le commerce et l’industrie qui en découlent constituent -hélas-  l’activité principale de populations entières.            

Dans l’ensemble, les mustélidés se caractérisent donc par : – Des  dimensions généralement  réduites, mais la grande loutre brésilienne peut atteindre 3 mètres.  – Des formes élégantes, sveltes et flexibles, mais le glouton et le blaireau ont un corps trapu.   – Une fourrure appréciée, le plus souvent unie et foncée, qui peut s’éclaircir jusqu’au blanc pendant l’hiver ;  – Une denture aux canines puissantes constituée par 28 à 38 dents : – La présence caractéristique, chez beaucoup d’espèces, de glandes anales à sécrétion malodorante.  Les mustélidés sont répandus dans le monde entier, à l’exception de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de Madagascar et de quelques îles. Ils comptent environ 70  espèces qui jouent un rôle fondamental dans les équilibres naturels. En effet, elles empêchent les animaux de petites dimensions, particulièrement les rongeurs, de proliférer de façon excessive. La plupart des carnivores de la faune française appartiennent à ce groupe.          

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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