La Marche des Rois

L’auteur des paroles de « la Marche des Rois » n’est autre que Joseph Domergue, curé doyen d’Aramon de 1691 à 1728, mort à Avignon en 1729. Elle a été publiée pour la première fois en 1743 dans un recueil de chants de noël.  La musique est attribuée à Lully (1632-1687) mais sans preuve que cela soit de lui, Bizet n’a fait que reprendre un air ancien pour son Arlésienne …Cependant, personne ne  sait en réalité qui en est l’auteur

 

De bon matin, J’ai vu dans le lointain, Frémir au vent des banderoles claires

De bon matin, J’ai vu dans le lointain

Venir des gens vêtus de frais satin.

Sur leurs habits, Perles et rubis Partout de l’or aux harnais des dromadaires

Sur leurs habits, Perles et rubis, Turbans de soie et casques bien fourbis !

Trois grands rois

Modestes tous les trois

Brillant chacun comme un soleil splendide

Trois grands rois

Modestes tous les trois

Étincelaient sur leurs blancs palefrois.

Le plus savant

Chevauchait devant

Mais chaque nuit, une étoile d’or les guide

Le plus savant

Chevauchait devant

J’ai vu flotter sa longue barbe au vent.

M’approchant

Je pus entendre un chant

Que seul chantait un page à la voix franche

M’approchant

Je pus entendre un chant

Ah ! qu’il était gracieux et touchant !

Où vont les trois

Magnifiques rois ?

Fêter celui qui doit mourir en croix.

 

 

Autre Version La plus connue

 

De bon matin J’ai rencontré le train, De trois grands Rois qui allaient en voyage,

De bon matin J’ai rencontré le train

De trois grands Rois dessus le grand chemin.

Venaient d’abord Des gardes du corps, Des gens armés avec trente petits pages,

Venaient d’abord Des gardes du corps Des gens armés dessus leurs just’au corps.

II

Puis sur un char,

Parmi les étendards

Venaient trois rois modestes comme d’anges,

Puis sur un char,

Parmi les étendards,

C’est Melchior, Balthazar et Gaspard.

L’étoile luit

Qui les Rois conduit

Par longs chemins devant une pauvre étable,

L’étoile luit

Qui les Rois conduit

Par longs chemins devant l’humble réduit

III

Au fils de Dieu

Qui est né en ces lieux

Ils viennent tous présenter leurs hommages,

Au fils de Dieu

Qui est né en ces lieux

Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.

Or, myrrhe, encens

Sont les beaux présents

Qu’ils ont porté à cet Enfant adorable

Or, myrrhe, encens

Sont les beaux présents

Qu’ils ont porté à ce divin Enfant.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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