La martre

Les mustélidés du genre martre, sont des petits carnivores au corps svelte, au museau pointu et aux pattes courtes, terminées par des pieds à 5 doigts munis de griffes acérées. Leurs glandes anales secrètent un liquide musqué et leur fourrure est estimée. Il en existe plusieurs variétés dont la martre commune, la zibeline et la fouine.

La martre commune (Martres martres) peut atteindre 48 cm, plus 24 de queue. Son pelage souple et brillant est constitué de poils de bourre clairs et serrés, et de poils de jarre foncés. Une tache jaune ou orange couvre la gorge sans atteindre les membres antérieurs. La teinte générale devient plus foncée en hiver. Les femelles se reconnaissent à leur couleur plus claire et leur tache de gorge moins marquée.

La martre a un corps svelte, allongé, des pattes courtes, munies de 5 doigts aux griffes acérées. Sa tête est petite et son museau pointu. L’aire de répartition de la martre commune comprend une grande partie de l’Europe et de l’Asie du nord et du centre. Elle habite généralement les forêts de conifères, denses et ombragées et manifeste une préférence marquée pour les régions les plus solitaires. Elle existe en France, mais n’y est pas très commune. Elle mène une existence arboricole, établissant sa tanière dans un arbre creux ou un nid abandonné. Elle s’y repose toute la journée et part à la chasse dès que la nuit tombe.

Le marquage de son territoire est pour elle une occupation très absorbante. Il se fait par un léger dépôt, de sécrétion odorante dont la senteur n’est pas désagréable, ce qui lui a valu le surnom anglais de Sweet Mart. La martre frôle discrètement de son arrière-train l’endroit qu’elle veut marquer. Sa posture est très particulière et ne peut être confondue avec celle qu’elle adopte pour satisfaire ses besoins naturels. Elle fait un arrêt très bref, marque, et reprend sa course. Les endroits choisis (petits monticules de terre, pierres, branches, troncs d’arbres) sont visités régulièrement et les marques renouvelées à chaque passage. Pendant la saison des amours, la martre multiplie ses marques. Il peut y en avoir plus de 150 et sa tournée de contrôle lui prend plusieurs heures chaque jour.

Les pattes velues des martres laissent des empreintes difficiles à suivre. La piste est souvent interrompue par un parcours dans les arbres, de branche en branche, probablement dans le but de brouiller sa piste. La martre est un animal très prudent et ne rentre jamais à son gîte sans avoir fait de nombreux détours.

Etant essentiellement arboricole, la martre se nourrit surtout d’écureuils (c’est pourquoi elle affectionne les bois de conifères), d’oiseaux et de petits rongeurs vivants comme elle dans les arbres, qu’elle égorge d’un coup de dents. Mais elle mange aussi des lièvres et des lapins qu’elle surprend au gîte dans leur sommeil. Elle les enlace avec ses 4 pattes et leur plante ses crocs dans la nuque. Elle pénètre également dans les ruches où elle suce le miel et apprécie les fruits, en particulier les poires, les cerises et les prunes.

Lorsque le gibier se fait rare, elle se rapproche des lieux habités et fait de terribles ravages dans les clapiers et les poulaillers. La martre a la réputation d’en massacrer tous les occupants et de s’endormir au milieu des victimes, enivrée par tout le sang dont elle s’est gorgée. En fait, il est plus probable qu’elle s’endort complètement épuisée. Le processus du massacre collectif est commun à beaucoup de mustélidés. Il est indépendant de la faim. L’animal tue tant qu’il reste des proies dans son champ visuel, poussé par le même instinct qui fait amasser à d’autres des provisions dans une cachette. Mais dans un poulailler, la martre, épuisée, n’a plus la force d’emporter ses victimes et s’endort à la tâche, terrassée par la fatigue. Rien ne prouve qu’elle suce le sang comme on l’a longtemps prétendu. La saison des amours se situe en été. Mâles et femelles se livrent alors, la nuit, à des jeux incessants et souvent les mâles combattent entre eux pour s’approprier une femelle. L’implantation de l’œuf étant différée, comme c’est fréquemment le cas chez les mustélidés, la durée de la gestation varie de 270 à 285 jours. La mise bas se fait dans un nid d’oiseau abandonné, garni de mousse ou un creux d’arbre, au printemps, lorsque le gibier est abondant et facile à attraper. Les petits de la martre commune ressemblent en tout point à ceux de la fouine, les caractères spécifiques n’étant pas discernables à la naissance.

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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