Le castor travailleur infatigable

Sur sa carte de visite, on pourrait lire : ingénieur, maçon, menuisier, plâtrier, plombier, bûcheron, transporteur fluvial. Ce « phénomène » c’est le castor. Le plus rate et le plus grand rongeur de notre continent. Long de plus d’un mètre, pesant jusqu’à 30 kg, il possède une rès forte denture, et il s’en sert pour abattre les troncs robustes des saules, des frênes, et des bouleaux, en  les rongeant à la base.

Des doigts préhensibles terminent ses pattes antérieures ; ils ont la faculté de  manier les objets.

De même, ses membres postérieurs ont des longs doigts palmés qui lui sont utiles dans l’eau, sa large queue plate servant alors de gouvernail, il se dresse sur ses membres postérieurs et travaille comme un maçon avec une truelle.

C’est aussi un vrai pacifiste. Il se bat seulement pour se défendre. Il est végétarien et sobre : son plat de résistance est l’écorce d’arbre.

Si les castors ne trouvent pas, à proximité immédiate, le bois nécessaire à la construction de leurs digues, ils vont les couper au voisinage et le font charrier par l’eau au travers de canaux préalablement creusés.

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Ci-dessus, une vue panoramique qui montrera le travail des ‘constructeurs’ du fleuve. Les castors tranchent la base des troncs d’arbres avec leurs dents acérées (cinq minutes pour une épaisseur de 10 cm). Puis ils les laissent tomber dans l’eau pour les transporter jusqu’au barrage. Là, les troncs sont attachés et liés entre eux avec de la boue, des cailloux et des détritus végétaux à travers le cours d’eau, constituant une longue digue qui atteint parfois 250 m.

2Ci-dessus, la corporation du bâtiment à l’œuvre : un « gâcheur », battant la boue avec sa queue, prépare le matériau qui va lier le tout ; un manœuvre serre, sur sa poitrine, l’emplâtre et le porte aux maçons. La hutte sera bientôt construite.

Ci-dessus, plan d’une hutte de castor avec la cheminée d’aération et les entrées sous le niveau de l’eau. Au fond, dans ce vestibule aquatique, nous voyons le castor s’ébrouer sur un « paillasson » comme pour entrer sec au « salon ».

4Alerte, alerte ! Le télégraphiste passe instantanément le message à toute la communauté en battant l’eau frénétiquement de sa queue. Une mère met à l’abri un jeune ignorant en le remorquant sur sa queue.

5Avec une attitude presque humaine, dame castor serre son petit sur sa poitrine, en le tenant dans ses bras. Papa castor, son travail terminé, nettoie et peigne sa riche fourrure avec ses ongles.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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