Le grison d’Amérique

Le grison (Grison vittatus) a le corps mince, le grand cou, les petites pattes et la queue relativement courte du furet. Il mesure 45 cm environ, plus 15 cm de queue. Ses soles plantaires sont nues, ses 5 doigts palmés. Son poil est ras, lisse, et sa livrée caractéristique. La face, les flancs et le ventre sont noirâtres, alors que le dos et le dessus de la tête sont grisâtres. Une ligne blanche sépare les deux zones de couleur. Cette disposition lui permet d’échapper, les nuits de lune, aux rapaces nocturnes qui sont ses ennemis les plus redoutables, et de se camoufler aux regards de son gibier.

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Le grison habite l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale jusqu’au Mexique. Il vit dans les plantations et surtout en forêt, de préférence en plaine, et jamais au-dessus de 1.200 m. Son gîte habituel est un arbre creux, une fissure de rocher ou un terrier de rongeur. Il vit au niveau du sol, ne grimpe pas aux arbres et passe son temps à fouiner dans tous les trous à la recherche de rongeurs. Il semble aussi sanguinaire que la martre et tue tant qu’il peut, même s’i, n’est pas poussé par la faim. Lorsqu’il est dérangé, il lève son long cou et dévisage l’intrus de ses petits yeux noirs, pétillants d’astuce et de férocité.

On dressait autrefois le grison pour la chasse aux chinchillas, comme on dresse encore le furet pour la chasse aux lapins. En captivité, il se montre doux et même affectueux avec les humains, mais parfois féroce avec les autres animaux. Il est doué d’une excellente mémoire et remarquablement léger et gracieux dans ses mouvements. Lorsqu’on l’irrite, il répand une forte odeur de musc, mais elle n’est pas insupportable et se dissipe en quelques heures. Dans certaines régions du Brésil, on l’utilise pour chasser les rongeurs des greniers.

Les petits du grison naissent à l’automne et sont entourés de soins par leur mère. Les indigènes mangent la chair du grison et utilisent sa peau à des fins artisanales, c’est pourquoi ils le chassent assidûment

Toujours de bonne humeur, le grison supporte de bon cœur la captivité. Il est facile à nourrir et se montre aussi friand de fruits, particulièrement de prunes et de cerises, que de viande. Mais la vue d’un animal vivant excite toujours son appétit, ce qui le rend difficile à vivre.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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