Le Loriot, ténor de nos campagnes

Habillé d’or, le loriot, ce migrateur au chant incomparable figure parmi nos plus beaux oiseaux.

Imaginez un chanteur d’opéra, célèbre, adulé, mais volontiers solitaire et farouche. Un ténor fuyant la foule, passant le plus clair de son temps à l’autre bout du monde. Mais qui, chaque année, revient se reproduire dans sa terre natale. Des apparitions qui sont d’autant plus attendues et guettées qu’elles sont rares. Il arrive sans s’annoncer, s’installe à l’abri des regards. Mais lorsque le loriot se met à chanter, lorsque sa voix d’or retentit, impossible d’ignorer sa présence. Durant quelques temps, son incomparable mélodie enchante les oreilles. Puis un beau matin, le silence. Le loriot est parti-déjà. Loin, très loin, par-delà les mers et les déserts…

loriot-femelle

loriot-femelle

Dans la société des oiseaux, tel pourrait apparaître le loriot d’Europe. Son plumage rappelle ses origines tropicales : le mâle porte une livrée jaune d’or éclatant, qui contraste avec les ailes et le dessus de la queue d’un noir de jais. L’iris de l’œil est d’un rouge cerise et le bec rosé. La femelle, elle, se fait plus discrète, arborant une tenue mêlant le gris et le vert, piquetée de mouchetures brunâtres.

A un plumage resplendissant répond un ramage incomparable : dans le théâtre de la nature, le chant du loriot est reconnaissable entre tous. Il s’agit d’une phrase mélodieuse et répétitive, un sifflement flûté et haut perché, que les ornithologues traduisent par  « didlio… dideluo ». Mais le ténor peut aussi délaisser les aigus pour les graves du baryton, en émettant des sortes de cris rauques.

loriotAristocratique, le loriot (de la taille d’une grive, de 22 à 25 centimètres), ne l’est pas seulement par son chant. Il aime se faire désirer, et son arrivée est parmi les plus tardives des oiseaux migrateurs : vers la fin avril et le début mai, au terme d’un long périple depuis l’Afrique équatoriale et australe, le mâle se pose à l’endroit où il a niché l’année précédente – il n’est pas rare d’ailleurs qu’il se réinstalle dans le même nid  (s’il est encore là). La femelle le rejoint peu après. A défaut, le mâle en choisira une autre, qui peut avoir appartenu à sa même couvée. Le séjour du loriot ne dure que quelques mois : dès le mois d’août, il reprend le chemin du retour vers le sud lointain.

A lire aussi : http://natureiciailleurs.over-blog.com/2016/06/le-loriot-d-europe-un-oiseau-en-or.html

A écouter :https://www.youtube.com/watch?v=kmLPpmVA7gs

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.