Le ratel

Le ratel a en général la silhouette massive et trapue du blaireau. Il peut mesurer 90 cm de long, y compris une très courte queue. Il a 32 dents et de petites oreilles peu apparentes. Les pattes sont courtes et robustes, pourvues de griffes puissantes, surtout les antérieures, visiblement faites pour creuser. Les poils sont longs et rêches. Le dessus de la tête et toute la partie supérieure du corps est gris cendré, alors que le reste du pelage est d’un brun presque noir. Une bande claire sépare souvent les deux zones de couleur.

Il existe deux variétés de ratel. Le Mellivora indica, qu’on trouvait autrefois jusqu’en Arabie, n’est plus guère représenté qu’au pied de l’Himalaya, au nord de l’Inde et au Népal.

Le ratel est un animal nocturne qui passe ses journées dans des trous qu’il creuse avec une rapidité et une vigueur remarquables. la nuit, il rôde dans la brousse en faisant la chasse aux petits mammifères, en particulier aux rongeurs, aux oiseaux, aux reptiles, aux vers qu’il trouve en fouillant le sol. Ses griffes puissantes lui servent aussi à déterrer racines et tubercules. Il est également bon grimpeur et grand amateur de fruits. Mais son mets de prédilection, celui qui lui a valu son nom latin de Mellivora, c’est le miel. Le ratel fournit un excellent exemple de collaboration entre deux animaux totalement différents, pour l’exploitation rationnelle d’une source de nourriture. Ce type d’association est relativement fréquent dans le monde animal. L’oiseau indicateur (Indicator indicator) découvre le nid d’abeilles sauvages dans le tronc d’un arbre creux. Par son bruyant manège, il attire l’attention du ratel (et quelquefois des hommes) qui vient éventrer le nid. Bien entendu, les abeilles réagissent énergiquement, mais les poils du ratel sont si drus, sa couche de graisse sous-cutanée si épaisse, qu’il est pratiquement invulnérable. Lorsqu’il est repu, l’indicateur mange les restes de la ruche.

Le ratel s’attaque parfois à des mammifères assez gros,  des moutons en particulier. Il dévore d’abord les parties cartilagineuses de la face, puis les entrailles et les poumons.

La gestation de la femelle dure 6 mois. Les portées moyennes sont de 2 petits. La durée de vie, qu’on ne connaît naturellement que par les animaux en captivité, est de 24 ans.

Lorsqu’il est attaqué, le ratel est trop lent pour chercher le salut dans la fuite. Son caractère ne l’y dispose d’ailleurs pas. C’est un des animaux les plus agressifs du monde, quoique ses colères soient de courte durée. Il commence par essayer de décourager l’adversaire en projetant le liquide fétide de ses glandes anales, comme beaucoup de mustélidés. Si cela ne suffit pas, il tente de s’enfouir dans le sol, mais s’il n’en a pas le temps, il se défend avec un courage et une force que ses crocs et ses griffes rendent redoutables. La peau de son cou est si lâche qu’il peut se retourner et mordre l’adversaire qui l’a saisi à la nuque. Son pelage fourni et son cuir épais le défendent efficacement contre les morsures des plus gros chiens et les indigènes n’essayent jamais de les capturer vivants.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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