Le Tayra, tête de viellard

le Tayra, tête de vieillard

Le tayra (Galera barbara) est un grand mustélidé très répandu en Amérique du Sud ; on le trouve jusqu’au Mexique. Il mesure plus d’un mètre, dont 40 cm de queue. Son corps est allongé et ses pattes courtes ont des soles plantaires dépourvues de poils et de doigts armés de griffes puissantes, non rétractiles. Son allure générale est celle d’une grosse fouine. Le pelage court et grossier, est gris-brun. La tête et le cou sont blancs ou gris, et une tache blanche ou jaune marque la poitrine. Mais son pelage varie suivant la température, l’humidité et l’altitude. Dans les pays humides il est noir ; en climat sec, il s’éclaircit. La tête grise du tayra l’a fait surnommer « tête de vieillard » par les Mexicains. Les sujets albinos sont fréquents.

Le tayra vit par couple, ou en bandes de 15 à 20 individus, tantôt dans les pampas herbeuses, tantôt dans les forêts les plus épaisses. En terrain découvert, il niche dans des terriers abandonnés, alors qu’en forêt, il s’abrite dans les arbres creux. Grimpeur extraordinaire, il saute de branche en branche avec l’aisance d’un écureuil. Il se réfugie dans les arbres lorsqu’il est traqué, mais il est aussi à l’aise sur le sol.

Contrairement à la plupart des mustélidés, le tayra n’est pas franchement nocturne. Il part en chasse à l’aube, avant le lever du soleil, et ne regagne pas son gîte avant midi. Sa nourriture se compose de tous les petits mammifères qu’il peut attraper : agoutis, lapins, cobayes et rats divers. Il s’attaque aussi parfois aux faons. Il s’aventure aussi dans les arbres les plus élevés à la recherche de nids et fait preuve d’une extrême agilité.  Bien que peu rapide à la course, il suit son gibier avec une telle ténacité qu’il finit par l’épuiser. Il apprécie également les cannes à sucre et les fruits du caféier. Il s’introduit aussi dans les poulaillers, où il fait des ravages, tuant plus d’animaux qu’il n’en peut manger.

le Tayra

Le tayra mange comme un félin, sans détacher les morceaux de viande, en mastiquant sa proie, la tête penchée sur le côté, avec la moitié de ses molaires seulement et il lape comme un chat. Toujours comme un chat, il se nettoie soigneusement avec sa langue, après chaque repas. Mais si on l’irrite, il redevient un mustélidé et ses glandes anales secrètent un liquide musqué.

Les femelles font leur nid dans les arbres et mettent au monde, au début du printemps, 2 petits qui n’ouvrent  les yeux qu’au bout de 15 jours.

On rencontre souvent, dans les cabanes d’Indiens de toute l’Amérique du Sud, des tayras apprivoisés. Ils s’accommodent fort bien de la captivité, vivent une douzaine d’années, et poussent des grognements assez semblables à ceux des chiens. Mais s’ils se mettent en colère, ils émettent un cri bref et aigu très particulier.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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