Le telagon

Le telagon (Midaus javanensis), ou blaireau malais, est très proche du blaireau européen dont il a la démarche de plantigrade, la queue courte et les molaires à talon qui, n’étant plus exclusivement tranchantes, sont le signe d’un régime omnivore. Il est cependant plus fouisseur que le blaireau européen, comme le prouvent son museau plus allongé, sa queue plus courte, ses pavillons d’oreilles dissimulés dans la fourrure et ses griffes antérieures très développées.

Sa denture se compose normalement de 38 dents, mais il perd très tôt les 4 premières prémolaires et passe la plus grande partie de sa vie avec 34 dents. Il mesure une quarantaine de centimètres de long, plus 5 à peine pour la queue ; il a un corps robuste et des pattes courtes et puissantes. Les glandes à sécrétion fétide, qui débouchent à la sortie du gros intestin et dont il peut pulvériser le liquide jusqu’à 60 cm à l’aide d’un muscle spécial, font de lui la moufette de l’Asie et lui valent le surnom de « blaireau puant ».

Le pelage, long et serré, est brun foncé, une raie blanchâtre court le long du dos et se prolonge jusqu’à la pointe  de la queue. La partie inférieure du corps est plus claire. La robe double est faite d’un duvet doux comme de la soie, couvert de poils hérissés et grossiers qui  forment sur les flancs et sur la nuque une sorte de crinière de teinte plus sombre.

Le telagon mène une existence nocturne dans les forêts de l’archipel de la Sonde, aussi bien en plaine qu’à une certaine altitude. Il construit son terrier en creusant une chambre de 1 m de diamètre dans un endroit abrité, entre les racines des arbres, à laquelle il accède par plusieurs galeries de 2 m de long environ. L’animal y passe ses journées et ne commence qu’à la tombée de la nuit à chercher les larves et les vers qui composent l’essentiel de son alimentation. Il se nourrit surtout de lombrics, qui abondent dans ces sols fertiles et qu’il trouve en fouillant la terre avec con mufle et ses pattes, comme les porcs.

Comme la moufette, le télagon a une confiance absolue dans ses défenses naturelles. Se sachant à peu près invulnérable, il n’a peur de rien. Il n’est jamais agressif et se laisse facilement apprivoiser.

Le blaireau malais a 3 ou 4 petits à chaque portée.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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