Le triton à crête

Le triton est un petit animal amphibie qui vit dans les terrains humides, dans l’eau stagnante ou dans les cours d’eau assez lents. Il a des poumons et vient renouveler sa provision d’air en surface quand il est dans l’eau.

Ce batracien prend son rôle d’époux très au sérieux et dès qu’il remarque une charmante femelle, il cherche à la séduire par tous les moyens. Il rend plus intenses les brillantes couleurs de sa livrée, il ravive les teintes délicates de ses flancs, intensifiant les taches noires et la couleur orange de son ventre. Toute cette splendeur ne suffit pas à conquérir la donzelle. Alors, le triton risque le tout en doublant littéralement la superficie de la crête qui lui orne le dos, frétillant de toutes ses forces. Et, passionné, il manifeste son affection et sa tendresse pour sa dulcinée en secouant frénétiquement sa queue volumineuse.

Le triton a une grande longévité. Il peut vivre vingt-cinq ans. On peut le domestiquer.

1Au printemps, les tritons se marient et deviennent parents à leur tour. La femelle pond près de trois cent œufs (une douzaine par jour), sur les feuilles  des plantes aquatiques. En haut, dans le rond de l’image ci-dessus, un œuf dans lequel se développe la larve.

2Sur l’image ci-dessus, est-ce un martien dans une piscine ? Non, ce n’est pas un être venu de l’espace, mais un jeune triton d’un mois. Respirant à l’aide de ses bouquets de branchies qui lui garnissent la tête, le voici en pleine battue de chasse.

3A quatre mois, les branchies sont remplacées par les poumons, et le jeune triton abandonne sa vie aquatique pour s’installer sur la terre ferme. Son repas est maintenant composé de vers et de mollusques privés de coquille.

4Au premier signe de l’hiver, un petit groupe de tritons s’amalgame dans la vase. Là, en communauté bien serrés les uns contre les autres, ces batraciens passent l’hiver en léthargie.

5Il n’est pas rare de voir un triton affamé, qui, faute d’autre nourriture, se jette sur un autre triton pour  lui dévorer la queue ou les pattes. Heureusement, la partie mutilée du corps de son congénère repoussera bientôt.

On ne prend pas facilement le triton. Son arme défensive est une substance visqueuse qu’il sécrète par les glandes de sa peau. Elle irrite nos muqueuses, elle est lacrymogène et provoque une série d’éternuements sonores.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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