L’Ecrevisse aux dix pattes

« Rouge comme une écrevisse », dit-on. Mais, est-elle si rouge ? En vérité, notre crustacé –vous plaisantez, ce n’est pas un poisson – prendra cette couleur seulement dans la casserole, en cuisant ; ainsi, il aura fière allure pour paraître sur la table des gourmets qui raffolent de sa chair succulente. On dit aussi de quelqu’un qui va à reculons : « Il marche comme une écrevisse. » Mais, ne vous déplaise, cela n’est pas vrai pour l’écrevisse.

En fait, l’examen de ses nombreuses pattes (dix en tout),  prouve qu’elle marche toujours en avant, sauf quand elle est attachée. Dans ce cas, parce qu’elle est peureuse, elle prend « ses jambes à son cou » avec un mouvement qui la propulse par bonds en arrière. Que voulez-vous, tout le monde ne peut pas être un héros. L’écrevisse est timide de nature, mais elle ne manque pas de cruauté.  Elle ne fait aucun effort pour réprimer ses instincts de cannibale. Elle arrive même à dévorer ses propres petits ! Avec ses pinces caractéristiques, énormes ciseaux pointés en avant, elle réussit à saisir sa proie. Ses longues antennes (organes sensoriels) et sa carapace protectrice la font ressembler à un monstre fantastique.

Ses pattes lui permettent à la fois de se déplacer et de respirer. Elles servent aussi à l’écrevisse mâle de jouer la sérénade à sa belle en frottant ses antennes contre sa tête.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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