L’Evolution de la cathédrale

Le bâtiment « cathédrale » existe bien avant le XVIIe siècle où le mot français apparaît. Le concile de Tarragone en 516 évoque l’église cathédrale (ecclesia cathedralis) ; hors d’Espagne, on parle plus couramment de l’église majeure (la « major », ecclesia major) ou l’église-mère (ecclesia mater), pour marquer sa dignité prééminente et le lien de filiation entre elle et les autres églises dans l’espace du diocèse. Cet édifice tire son nom du trône (cathedra) de l’archevêque ou de l’évêque. A partir du Moyen-âge, le droit lui reconnaît la place dominante dans la hiérarchie des édifices consacrés.

Les premières cathédrales sont entourées d’un « groupe épiscopal » : le baptistère, une autre église (par la suite consacrée sous le vocable de Notre-Dame), un ensemble de bâtiments administratifs et résidentiels, palais épiscopal, cloître et quartier canonial. La division ecclésiastique du travail conduisit à concéder certaines fonctions de la cathédrale aux églises paroissiales, notamment le baptême.

En France, comme dans presque toute l’Europe, le baptistère qui accueillait les néophytes et d’où ceux-ci, nouveaux baptisés, se rendent en procession vers la cathédrale la nuit de Pâques, a disparu peu à peu depuis le IXe siècle. La cathédrale devint le théâtre réservé des grandes cérémonies conduites par l’archevêque ou l’évêque, célébrations de Pâques, de la Pentecôte et de Noël, consécration des évêques, ordination des prêtres ; le culte cependant y était assuré tous les jours de l’année.

Guy Lobrichon in « Notre Histoire » n° 212, année 2003

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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