L’Inquisition Catholique en pays cathare

L’Inquisition Catholique

Sous ce nom, on désigne communément la juridiction établie par l’Eglise dans le but e poursuivre et d’éradiquer toute opinion contraire à l’orthodoxie catholique. L’Inquisition fut d’abord épiscopale. Mais, au XIIe siècle,  devant le progrès des doctrines hétérodoxes, cette organisation s’amplifia et prit un caractère nettement répressif.

En 1163, au concile de Tours, fut rédigé un canon spécial contre les hérétiques. En 1179, le troisième concile du Latran prononça l’excommunication contre les Manichéens, les Vaudois et les Albigeois. Quelques années plus tard, à Vérone, un code fut mis en place relatif aux poursuites. Mas ce n’est qu’au quatrième concile du Latran, en 1215, et à celui de Toulouse, en 1226, que l’Inquisition fut déclarée tribunal permanent. Quatre ans après, le pape Grégoire IX confiait cette redoutable institution aux Dominicains, leur accordant une autorité illimitée. Ce faisant, il visait plus particulière le midi de la France. Devant l’insuccès des prédications et bien que les tribunaux eussent toute liberté pour extirper l’hérésie, l’autorité ecclésiastique, face à l’accroissement du « chancre cathare », s’était vue dans l’obligation de recourir à des mesures plus violentes.

C’est ainsi qu’avait été entreprise la croisade contre les Albigeois chantée par Guillaume de Tudèle. Il fut alors promulgué que quiconque prendrait la croix obtiendrait le pardon de ses péchés tous comme ceux qui partaient pour défendre la Terre Sainte : Faites crier les indulgences par toute la terre et jusqu’à Constantinople ! proclamait la circulaire d’Innocent III du 10 mars 1208. De 1209 à 1229, une partie du Languedoc avait vu s’affronter les seigneurs du Nord et ceux du Midi, sur fond de « guerre sainte » et, bien sûr, d’intérêts politiques.

Dans une lettre de Grégaire IX aux inquisiteurs toulousains, lettre datée du 18 mai 1238, on lit qu’un temps de grâce doit être accordé avant l’ouverture des poursuites et que ceux qui se présentent avec les marques d’un repentir sincère doivent être reçus avec miséricorde.

Que penser de cette mansuétude lorsqu’on garde en mémoire l’innommable massacre de Béziers ?

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens

Quelques vingt ans plus tôt, le sac de Béziers par les croisés et l’incendie de sa cathédrale où toute la population, cathare et catholique, avait trouvé refuge, avait fait cinquante mille, peut-être soixante mille victimes. Effroyable épisode qui inaugurait lugubrement la croisade durant laquelle, le légat du pape Arnaud Amalric, ne pouvant distinguer les fidèles des hérétiques, aurait prononcé ces mots irrémissibles : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens »

Certes, l’authenticité de cet ordre fut contestée –bien que rapporté par un Cistercien, coreligionnaire d’Arnaud –mais on peut assurer que les Croisés agirent presque toujours selon un principe analogue. Ainsi, à Castres où avaient été pris deux hérétiques, un Parfait et un Croyant, le premier, sommé de renoncer à ses convictions, refusa ; le second déclara qu’il était prêt à se convertir.

« Qu’on les brûle l’un et l’autre, s’était écrié le juge, si le croyant parle de bonne foi, le feu lui servira à expier ses péchés ; s’il ment, il portera la peine de son imposture. »

S’il est vrai qu’au IXe siècle, le pape Nicolas 1er avait réprouvé la roture, il n’en fut pas de même avec Innocent IV dès 1252. Il engageait, en effet, à traiter les hérétiques comme on le fait avec les voleurs et les homicides. En conséquence, il autorisa la « question ». Ce qu’Alexandre IV réitéra sept ans plus tard, tout comme Clément IV en 1265.

Les dénonciations étaient nombreuses mais on recherchait surtout l’aveu des inculpés eux-mêmes. Dans le meilleur des cas, ceux qui étaient condamnés pour fait d’hérésie se voyaient infliger, s’ils se rendaient de leur plein gré au tribunal et reconnaissaient spontanément leur erreur, une pénitence légère. On les disait alors « réconciliés ». En fait, le plus souvent, ils étaient contraints de porter la croix d’infamie : deux croix de feutre en forme d’X cousues sur les vêtements extérieurs, l’une sur la poitrine, l’autre entre les omoplates. La double croix, signe de trahison. Ce signe, en effet, rappelait aux passants que celui qui le portait avait trahi la foi catholique.

Ainsi marqué, le malheureux devenait une sorte de bouc émissaire et devait supporter pendant des mois, voire des années, les insultes, les vexations et la malveillance du populaire.

A titre de curiosité, on notera que dans la langue anglaise  to double cross signifie « trahir ».

Il y avait aussi ceux qui abjuraient par crainte ; ceux-là étaient jetés en prison pour éviter qu’ils ne continuassent de corrompre la population. Cette incarcération se nommait le mur large. Il y avait encore ceux qui, ayant tenté de fuir, se voyaient pareillement incarcérés ; mais en outre, il arrivait qu’on confisquât leurs biens et même, selon la gravité des cas, que leur maison fût rasée.

Il y avait enfin les relaps et les irréductibles. Pour eux, deux solutions se présentaient : le mur strict –un cachot souterrain contre le mur duquel ils étaient enchaînés à vie ; ou la mort par le feu. L’excommunication, bien évidemment, ne dispensait ni de la prison ni de la peine capitale. Mais à elle seule, elle équivalait à ce qu’on appelle aujourd’hui la mort civile.

La messe ou la mort

Mis au ban de la société, le proscrit voyait se fermer l’accès à la plupart des métiers. Tout commerce lui était interdit, toute aide refusée. Il lui restait à se soumettre ou à quitter le pays.

Ce qui arrivait fréquemment. L’exode vers la Lombardie qui s’effectua dès 1229 et s’intensifia après la prise du château de Montségur, en 1244, n’a pas d’autre explication. Plus tard, les protestants feront de même sous Louis XIV, après la révocation de l’édit de Nantes.

Un fait mérite notre attention à cause de la violence inouïe qu’il révèle : à Pamiers, un homme accusé d’hérésie s’entendit proposer par ses juges ce choix terrible : la messe ou la mort !  Ces deux mots associés ont quelque chose de particulièrement insoutenable. L’Eglise catholique a eu certes ses martyrs, mais il est important, parfois, de montrer le visage hideux dont peuvent se parer l’intolérance et la persécution. Philippe le Bel, dans une ordonnance datée du 13 janvier 1303, s’en indignera :

Sous prétexte de choses licites, on accomplit tout le contraire ; sous l’apparence de la piété, on commet les actes les plus impies, sous couvert de défendre la foi catholique, on n’hésite pas à perpétrer des crimes qui sont à l’opposé de cette foi et qui font horreur à l’esprit humain.

Il aurait toutefois dû se souvenir de ses justes paroles lorsque, quatre ans plus tard, assisté du sinistre Nogaret (dont les parents furent suspects de catharisme), il n’hésita pas à faire anéantir, par des évêques à sa dévotion, l’ordre du Temple.

Tout sacrement étant rejeté et toute liturgie jugée vaine, le rituel cathare, nous l’avons dit, se réduisait à fort peu de chose. Pourtant, un geste sacramentel demeura qu’il faut mentionner parce qu’il évoque par excellence la vie de ceux qui se faisaient appeler les Bonshommes et que les habitants d’autres régions surnommaient les Patarins, les Tisserands, les Bougres ou encore les Albigeois.

Il s’agit du consolamentum, ce baptême de l’Esprit qui permettait au récipiendaire d’entre dans la « véritable » Eglise, lui conférant, ipso facto, le « grade » de Parfait

Le Consolamentum

Ce saint baptême, par lequel le Saint-Esprit est donné, l’Eglise de Dieu l’a gardé depuis les apôtres jusqu’à maintenant et il est venu, de bonshommes en bonshommes, jusqu’ici et elle le fera jusqu’à la fin du monde.

Il était d’abord demandé au Croyant  si sa volonté de se donner à Dieu était sincère. Sur une réponse affirmative, on lui rappelait les devoirs auxquels il devrait rester fidèle :

-Ne pas manger les produits de la génération ;

-jeûner fréquemment, ne pas jurer ;

-ne pas mentir,

-renoncer à toute luxure pour le restant de sa vie ;

-ne quitter sa nouvelle croyance sous aucun prétexte, même sous la menace de la torture, même devant la mort.

Alors, l’officiant lui imposait les mains et, appuyant les Evangiles contre sa tête, en psalmodiait certains passages en les accompagnant d’admonestations. Puis, à l’unisson avec le nouvel élu, il récitait le Pater.

Si le baptême de l’eau n’était pas pratiqué, c’est que l’eau faisait partie de la création maudite ; chez les plus radicaux des Cathares, les Albanensis, même l’imposition des mains était repoussée ; ils alléguaient en effet que la main, appartenant au corps créé par le Diable, ne saurait servir d’instrument pour la communication de l’Esprit-Saint.

Il est un point sur lequel nous nous permettrons d’insister. Nous évoquions, à l’instant, le Pater. Or les Bonshommes, lorsqu’ils priaient, reprenaient très scrupuleusement le texte latin de la Vulgate – texte officiel de la Bible catholique à partir du concile de Trente –qui dit : Panem nostrum super substantialem da nobis hodie et non le panem quotidianum introduit tardivement par l’Eglise romaine.

Cette version de la Vulgate, fournie par saint Jérôme au Ve siècle, peut se traduire comme suit : donne-nous aujourd’hui notre pain supra-terrestre, ou, plus simplement, notre pain céleste.

Or, n’est-il pas vrai qu’entre la nourriture du ciel et celle de la terre, la différence est loin d’être négligeable ? A la lettre, super substantialem signifie « au-dessus de la substance ».

Or, la substance, dans le vocabulaire religieux ou philosophique, est l’antithèse de l’essence. Que penser de ce remplacement ?

Aux Croyants qui continuaient à vivre dans le mariage et selon les coutumes du monde, on demandait seulement de recevoir le consolamentum avant de mourir. Ils avaient alors l’espoir de revenir sur terre dans le corps d’un élu, mettant ainsi fin à la chaînes fatidique des renaissances.

Il existait aussi ce qu’on appelait la convinenza, un consolamentum réservé aux soldats qui partaient au combat sans savoir s’ils en reviendraient. On peut encore parler, mais il s’agissait là d’une simple attitude de respect, du melioramentum qui consistait à l’agenouillement devant un Parfait : Le croyant fléchissait les genoux et s’inclinait profondément à trois reprises, les mains jointes, demandant à chaque fois : -Bénissez-moi, pardonnez-moi. Et le Parfait répondait : – Que Dieu en soit prié, qu’il fasse de vous un bon chrétien et vous conduise à bonne fin.

Le mouvement cathare s’éteignit peu à peu et disparut tout à fait dans le courant du XIVe siècle. Cet idéal de pureté que cherchèrent ses représentants ressemble à d’autres élans qui, sous des noms divers, tentèrent de s’affirmer parmi les hommes.

Les derniers feux du catharisme

Qui dira leurs torts ? Qui dira leurs raisons ? Ce qui est certain, c’est qu’ils surent souffrir et mourir pour cet idéal ; et mourir lucidement, connaissant parfaitement le terrible supplice qui les attendait. Une telle résolution, venant d’hommes qui s’interdisaient de tuer leurs semblables, doit demeurer comme l’exemple d’un acte supérieur.

L’Eglise fut implacable. Le concile de 1215 avait dit : Il n’u a qu’un seul Dieu qui, dès le commencement a fait de rien les esprits et les corps […] Il n’y a qu’une Eglise universelle, hors de laquelle personne n’est sauvé. Nous laissons à ceux qui osèrent de telles paroles la responsabilité des faits qui s’ensuivirent.

Parmi  les principaux inquisiteurs, la mémoire a retenu le nom de Robert le Bougre, un ancien cathare qui sévissait en France du Nord en 1235 ; celui de Guillaume Arnaud, tourmenteur du Midi à la même époque ; de Conrad de Marbourg en Allemagne, en 1227, acharné contre les Lucifériens ; de Bernard Gui pour Toulouse, en 1307 ; de Jean de Capistran contre les Fraticelles et en Bohème contre les Hussites en 1426 ; du trop fameux Torquemada enfin, en Espagne, en 1478. La liste de tous leurs comparses serait interminable.

Etablie en Espagne à partir de 1478 par Sixte IV, à la demande des rois Catholiques, l’Inquisition prit le nom de « Tribunal du Saint-Office » et combattit les Juifs et les Morisques.

C’est dans ce pays qu’elle perdura le plus puisqu’elle existait encore en 1808, au moment de l’invasion française. Napoléon la fit abolir.

Quant à l’Index, ou Index librorum prohibitorum, il avait fait son apparition au XVIe siècle afin d’agir contre les crimes commis par la publicité. Ce catalogue des livres interdits, publié en 1559, par Paul IV, ne fut supprimé qu’en … 1966.

1 Histoire générale du Languedoc par DomCL. Devic et Dom J. Vaissette. Volume VI Toulouse 1895

Extraits des canons 11 et 12 du quatrième concile du Latran

-Les hérétiques condamnés seront abandonnés aux puissances séculières pour recevoir le châtiment convenable.

-Les biens des laïcs seront confisqués, et ceux des clercs dévolus à leurs églises.

-Les suspects d’hérésie, s’ils ne se justifient correctement, seront excommuniés, et, s’ils demeurent un an en cet état, condamnés comme hérétiques.

-Le seigneur temporal qui, suffisamment admonesté, négligera de purger sa terre d’hérétiques, sera excommunié par le concile provincial, et s’il ne satisfait pas dans l’année, le pape déclarera ses vassaux déliés de leur serment de fidélité et sa terre dévolue au premier occupant catholique.

-les croyants, les fauteurs et les receleurs d’hérétiques seront excommuniés, déclarés infâmes, exclus de tout office, incapables de tester, d’hériter, de porter témoignage.

-Quiconque communiquera avec ces excommuniés sera lui-même excommunié.

-Quiconque s’attribuera l’autorité de prêchez sans mission sera excommunié.

-Chaque évêque visitera au moins une fois l’an la partie de son diocèse qui passera pour receler des hérétiques ; il choisira trois hommes de bonne renommée, ou davantage, et leur fera jurer de dénoncer les hérétiques, les gens tenant des conventicules secrets, ou menant une vie singulière et différente du commun des fidèles, dès qu’ils en auront connaissance.

Un baptême cathare

Le maître lui dit :

-Ami, si tu veux être des nôtres, il faut que tu renonces à la foi toute entière telle que la tient l’Eglise de Rome !

Le néophyte répond :

-Oui, j’y renonce.

-Reçois dont l’Esprit-Saint des bons !

Et le maître lui souffle sept fois sur la bouche.

-Renonces-tu, lui dit-il encore à cette croix qu’en ton baptême le prêtre t’a faite sur la poitrine, les épaules et la tête avec l’huile et le chrême ?

Et il répond :

-Oui, j’y renonce !

-Crois-tu que cette eau baptismale opère pour toi le salut ?

-Non, répond-il, je ne le crois pas.

-Renonces-tu à ce voile que le prêtre a posé sur ta tête en te donnant le baptême ?

-Oui, j’y renonce !

C’est ainsi qu’il reçoit le baptême des hérétiques, et renie celui de l’Eglise. Tous les croyants, alors lui imposent les mains sur le chef, le baisent, le revêtent de la robe noire, et dès l’heure, il est comme un d’entre eux.

Selon  Pierre des Vaux-de-Cernay

La « Gay Science »

L’histoire officielle est un mensonge. Seules se disent les apparences. La vérité, dans ce monde, est rarement bonne à divulguer. Ceux qui s’y risquent le paient de leur tranquillité, de leur liberté, ou de leur vie. A moins qu’ils n’usent d’artifices.

Frédéric Barberousse, au Xe siècle, avait proclamé cette sentence lourde de sous-entendus :

Un Dieu, un pape, un empereur. Sur Dieu, nous n’avons rien à dire, s’il ne s’agit pas de celui que se façonnent les hommes.

Sur le pape et sur l’empereur –sur l’autorité – il n’en est pas de même. Or l’autorité, lorsqu’elle n’est pas réelle et régulière, débouche rapidement sur l’arbitraire, le despotisme, la tyrannie ; sur l’injustice et sur le crime. Il en fut ainsi de l’Inquisition vis-à-vis de l’hérésie en général et des Cathares en particulier.

Ouvrons une parenthèse : la restauratrice des Jeux Floraux de Toulouse, Clémence Isaure, n’a jamais existée. Certains l’on pressenti. D’autres, à l’opposé, ont copieusement disserté sur ses origines.  Ce que peu ont vu, par contre, c’est le signe discret dissimulé sous le nom de la Dame. En effet, Cléments est un chronogramme. Ce qui veut dire qu’en prélevant les lettres qui chez les Romains servaient de chiffes, on obtient le chiffre C.L.M.C. Soit 1250. Or en cette année-là, Alphonse de Poitiers – frère de saint Louis – épousait la fille de Raymond VII, dernier comte de Toulouse : et de ce fait, le Languedoc passait à la couronne de France. Il y perdit sa langue. Et ses Parfaits.

Bien des mots, bien des noms, à l’instar de Clémence, ont recouvert ce qu’il était défendu de dire. les « vers entrelardés » ou « entrecousus » de la Renaissance et qui composèrent la langue farcie, n’avaient pas d’autre raison d’être.

Les « paroles gelées » de Rabelais ne le furent que pour qu’on les dégelât, un jour. Et le célèbre Testament de Villon qu’attestait-il en vérité ? Testamentum s’apparente à testatio qui signifie « témoignage ». De quoi Villon fut-il témoin qu’il enroba sous le fard subtil de son vocabulaire ? Et qui fut-il, d’ailleurs, autre que ce voyou dont parlent les bons livres ? A lui, on devrait réserver cette phrase de Cicéron : « Pas un mot qui ne puisse prêter à l’équivoque » Sinon celle du Zohar : « Dans chaque mot brillent de nombreuses lumières ». Que celui qui a des oreilles entende ! Là où la répression montre ses griffes, la « Gay Science », aussitôt, déploie ses sortilèges : et l’Histoire, la vraie, s’en va sous sa défroque histrionne ou paillarde avec la troupe des Gargantua et des Pantagruel, afin de mieux tromper la surveillance des censeurs.

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