Marquise de Pompadour et Voltaire

Jeanne-Antoinette Poisson, bourgeoise devenue Marquise de Pompadour

La célèbre favorite du roi Louis XV , est une ennemie farouche des Jésuites et se pose en protectrice des philosophes ; elle manifeste sa sympathie pour Voltaire en lui faisant obtenir la charge de gentilhomme de la chambre du roi et un diplôme d’ « historiographe ». C’est son entrée, toutes voiles dehors, dans le monde de la « culture officielle », et l’annonce d’une récompense plus importante : en 1746, Voltaire se voit nommé à l’Académie Française. Le frondeur échevelé, le franc-tireur par vocation, siège alors d’égal à égal sur les bancs de la prestigieuse assemblée, face à d’illustres collègues à perruque, qu’il se complaît à brocarder à chaque occasion. Des années et des années de travail ne lui avaient rapporté que de sérieux ennuis. Mais il a suffi de la volonté d’une femme influente pour lui faire une place parmi les « happy few ». Voltaire a gagné, mail il ne se fait pas d’illusions sur les motifs de sa victoire : ce ne sont pas ses mérites qui lui ont ouvert les portes de l’immortalité. Amer, il dira qu’il vaut mieux « murmurer quatre mots à la maîtresse du roi, plutôt que d’écrire cent volumes. »

C’est Mme de Pompadour qui, en dépit de l’opinion reçue ne manquait pas de goût, elle dirigea surtout, avec son frère le marquis de Marigny, la réaction contre le style de la Régence ou style rocaille et ramena l’ameublement comme la construction à une harmonie plus simple et plus sobre, sans que la grâce y n’y perdit rien.

Le grand et le petit Trianon.
Pour se reposer des fatigues du pouvoir, Louis XIV fit bâtir le Grand Trianon, ou « Trianon de marbre », pour en faire un palais des fêtes intimes, s’ouvrant largement sur les jardins. Louis XV fit édifier le Petit Trianon pour sa maîtresse, la marquise de Pompadour. Après la mort de celle-ci, sans complexe, il l’offrit à sa nouvelle conquête, la comtesse du Barry. A l’époque de Louis XVI, ce petit palais, après avoir abrité les maîtresses d’un roi,  devint la demeure de la reine Marie-Antoinette.

 

 

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.