Ménopause : faites comme les Japonaises

La ménopause c’est quand les ovaires s’arrêtent de fonctionner, l’organisme doit s’adapter à toute une série de transformations,  avec parfois des effets graves sur la santé. Mais étrangement, certaines populations  d’Asie ne connaissent aucun désagrément lié à la ménopause. Et rassurez-vous, cette « prouesse » est aussi à votre portée !

Vivre longtemps oui, vivre vieux non !

Au XVIIe siècle, l’écrivain Jonathan Swift a eu ce mot d’esprit : « Tout le monde veut vivre longtemps mais personne ne veut vieillir. »  Ceci est encore plus d’actualité aujourd’hui : avec l’accroissement de la longévité, nous allons probablement vivre tous jusqu’à 80, voire 90 ans.

Si l’espérance de vie des femmes augmente en permanence, en revanche l’âge de leurs ovaires n’évolue pas et la ménopause se situe toujours autour de la cinquantaine.

Au niveau cellulaire, le vieillissement est un long processus qui démarre dès le début de l’âge adulte et qui est marqué par plusieurs étapes.

JaponaiseLa ménopause est l’une d’elles au cœur du parcours, avec toutes les transformations et les inquiétudes qu’elle soulève : épuisement, prise de poids, sueurs et bouffées de chaleur fort désagréables, mais aussi à plus long terme  fragilisation osseuse, risques de cancer, déclin cognitif, etc.

Il est en réalité impossible de distinguer les métamorphoses dues à la ménopause de l’avancée en âge, les deux étant inextricablement liés.

Et si cette période devenait l’occasion d’une remise en question intelligente de votre mode de vie et d’une incitation à devenir pleinement actrice de votre santé afin de l’optimiser le plus longtemps possible ?

Pourquoi la ménopause n’existe pas au Japon

La manifestation la plus connue de la ménopause, c’est l’arrêt des règles suite à la chute de la production hormonale. En principe, ce n’est que cela : un phénomène physiologique qui fait partie du programme génétique de toutes les femmes entre 40 et 55 ans. Cependant, le vécu physique et émotionnel est très variable pour chacune.

japonaise-rituel-du-théEt étonnamment, il diffère selon l’endroit du globe où l’on vit. En Occident, la ménopause est redoutée car perçue comme un signe de déclin dévalorisant et s’accompagne de bouffées de chaleur et de sueurs nocturnes pour 75% du femme:

Mais ailleurs, d’autres femmes semblent traverser cette période avec beaucoup plus d’aisance, comme l’attestent les travaux de Margaret Lods, chercheuse en anthropologie à l’université de Montréal. Dans les années l980, elle fait une surprenante découverte en étudiant la ménopause chez les femmes japonaises : celles-ci attachent peu d’importance à la cessation de leurs menstruations.

Et à peine 10% d’entre elles souffrent de bouffées de chaleur. De même l’ostéoporose, les maladies cardiaques et le cancer du sein sont bien moins fréquents.

D’ailleurs, le terme « ménopause » est absent de la langue japonaise !

On utilise le mot konenki, dont la signification  « changement de la vie » évoque une dimension plus large, une évolution dont l’arrêt des règles n’est qu’un des éléments.

C’est dire combien la ménopause est aussi une question culturelle où les croyances ont une influence importante sur ses manifestations physiques. Une contradiction totale avec la vision médicale dominante qui fait de la ménopause une maladie s’accompagnant inévitablement de symptômes et de risques qu’il faut absolument traiter l

Et avec un tiers des femmes ménopausées en Europe, l’industrie pharmaceutique a bien flairé l’aubaine

Source : Révélations Santé, n° 16 janvier 2018

 

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