Pablo Picasso, Sa Vie

Pablo Picasso est né à Malaga en Espagne, le 25 octobre 1881. Son père, José Ruiz Blasco était professeur de dessin, mais c’est le nom de sa mère, Maria Picasso, que le peintre rendra célèbre dans le monde entier.

picasso-afficheEn 1891 il s’installe avec sa famille à la Coruna ou, admis à l’Ecole des Beaux-Arts, il révèlera vite un talent exceptionnel. En 1895, il continue ses études à Barcelone, où sa famille s’était établie et il suivra ensuite, à plusieurs reprises, des cours de peinture à Madrid.

Enfin, en 1898, désormais maître d’une technique très sûre, il fréquente l’avant-garde artistique de Barcelone.

Picasso-auto-portrait-1906Les discussions enflammées dans les cabarets le passionnent. En même temps, il collabore à différentes revues, toutes plus éphémères les unes que les autres. Le milieu qu’il fréquente, imbu à la fois d’humanitarisme populiste et de symbolisme, aura une influence profonde sur sa formation. A cette même époque, son désir de se rendre à Paris, capitale artistique de l’Europe, se fera irrésistible.

Pablo Picasso y séjournera une première fois en 1900, de septembre à décembre, et il y retournera souvent, jusqu’à ce qu’au printemps 1904, il ne décide de s’y installer définitivement. Et le célèbre Bateau-Lavoir, place Ravignan à Montmartre sera sa première demeure.

Picasso-aficionado-1912Dans la capitale il fait la connaissance des représentants de la culture de l’époque et, au bout de deux ans, son atelier deviendra le lieu de rencontre de personnalités comme Max Jacob, Jarry Raynal, Salmon, Reverdy, Apollinaire, Duhamel et les Stein.

Pendant l’été 1905 il passe un mois en Hollande, et, tout en poursuivant ses travaux de peintures et de gravure, il se livre à une intense activité plastique.

S’étant lié d’amitié avec la belle Fernande Olivier, il fait pendant  l’été 1906 un voyage à Barcelone, Gosol et Lérida où la sculpture romane et pré-romane ibérique le captivent.

C’est l’époque de sa rencontre avec Matisse, chef de file des « fauves » – mouvement nouveau qui avait fait sensation au Salon d’Automne de l’année précédente – avec qui il partage sa passion pour l’art africain.

Picasso-auto-portrait C’est probablement au cours de l’hiver 1906-1907 que Pablo Picasso ébauche les premières esquisses des Demoiselles d’Avignon, œuvre sur laquelle il travaillera longtemps et qui, après de nombreux remaniements et bien qu’était restée inachevée, constitue une nouvelle façon de concevoir et de représenter l’espace.

L’intérêt que le jeune collectionneur allemand Kahnweiler montre pour les œuvres de l’artiste lui procurera un contrat qui lui permettra de vivre. De cette même époque date aussi sa rencontre avec Braque, encore en plein fauvisme, et avec Derain, orienté désormais vers des conceptions césariennes qui aboutiront au pré-cubisme.

picasso-auto-portrait-detailEn 1908, un banquet est organisé dans l’atelier du Douanier Rousseau, auquel assiste une bonne partie du Tout Paris artistique et intellectuel de l’époque. En 1909 Picasso passe l’été à Horta de San Juan, où il exécute des paysages cubistes exposés l’automne suivant chez Vollard. Il expose aussi à Munich à la Galerie Tannhäuser.

Bien que n’exposant pas aux Salons, les tableaux de Picasso sont considérés avec grand intérêt par les jeunes artistes épris de modernisme. En 1910 il travaille à Cadaquès avec Derain et, l’année suivante, il se rendra à Céret avec Braque, revenant chaque fois à Paris enrichi d’intuitions géniales. Quoique ne saisissant pas toujours les structures de son langage, toute une escorte de jeunes est à présent dans son sillage.

Picasso-en-toreadorAprès sa rupture avec Fernande Olivier, Picasso se liera avec Marcelle Humbert, l’Eva de nombreux tableaux. Ils passent de longues périodes ensemble avec Braque, en particulier les été 1912, 1913 et 1914. Au cours de ces années, ses tableaux deviennent toujours plus connus en France et à l’étranger, surtout grâce à D. H. Kahnweiler.

Ce sont les années de la célébrité. Aux expositions internationales de Munich, de Cologne et de Berlin ses tableaux cubistes (dans lesquels l’espace est décomposé selon une série de points de vue successifs et où une nouvelle dimension, le temps, est introduite) font sensation. Les revues internationales d’avant-garde publient ses œuvres, et ses innovations font l’objet de discussions dans les milieux artistiques les plus avancés.

 

Picasso-lumièrePuis la guerre arriva ; en 1914 Picasso restera à Paris alors que ses amis, mobilisés, devront partir pour le front. Or, si cette séparation était occasionnelle, il ne s’agissait pas moins de la rupture d’une communauté de vues et d’intérêts : Derain envisageait un retour à la tradition et Braque allait mettre en système les conquêtes du cubisme.

Picasso-Paris-1906Les années de la guerre seront pour Picasso une période de solitude et d’amertume. Ses amis partis, pendant l’hiver 1915-1916 la mort lui enlève son amie Eva. Il vit à Montrouge, dans la banlieue parisienne qu’il ne quittera que pour faire un court voyage en Italie où, à la demande pressante de Jean Cocteau, qui en est l’auteur, il exécutera les décors du ballet Parade mis en musique par Erik Satie. C’est un voyage important, car il y fit la connaissance d’Olga Koklova, une danseuse qu’il épousera l’année suivante.

Au cours de ce même voyage il découvre les suggestions profondes de l’art classique et la joie grinçante de la « comedia dell’arte ». Enfin, dans sa collaboration avec Diaghilev, directeur des ballets russes, et avec les musiciens Stravinsky et Satie, il trouvera une émulation profitable et une stimulation créatrice qui se traduira par l’exécution de nombreux décors, il rénove du tout au tout cette branche de l’art, trop souvent considérée comme secondaire, et contribue ainsi à faciliter la prise de contact du grand public avec l’art moderne.

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Au cours des années 1917-1924, jalonnées de rappels à l’ordre perpétuels, Picasso poursuit son activité sur deux registres distincts : le classicisme, avec une peinture représentative, et le cubisme.

Pendant ces années, il fréquente des poètes lancés dans l’aventure du surréalisme : Breton et Eluard, que les arts plastiques intéressent vivement.

 

Picasso-salle-a-mangerBien que continuant à passer ses étés dans le Midi, il présente en 1923, dans son château de Boisgeloup, le résultat d’une activité de sculpteur qu’il venait de commencer l’année précédente, profitant de la collaboration technique de Julio Gonzales, en particulier pour les sculptures en fer auxquelles son collège espagnol s’était déjà essayé avec succès. Il se lie avec Marie-Thérèse Walter qui, en 1935 ; lui donnera une fille, Maïa, quatorze ans après la naissance de Paul, fils d’Olga Koklova.

En 1936, il fait en Espagne une exposition itinérante que l’explosion de la guerre civile interrompt. Aussitôt, Picasso se range aux côtés des républicains et accepte de diriger le Musée du Prado, déployant en cette occasion une énergie sans bornes pour sauver l’immense patrimoine pictural de son pays.

Son sentiment antifranquiste se concrétisera, en 1937, dans le grand panneau du pavillon espagnol de l’Exposition universelle de Paris, Guernica. Et jusqu’en 1945, les horreurs de la guerre et la bestialité aveugle de l’homme marqueront dramatiquement son œuvre.

Sa compagne est à présent Dora Maar, avec qui il vit à Pari où il fréquente aussi Sartre et Giacometti.

Tout de suite après la guerre, sa curiosité inlassable et sa soif d’expérimenter de nouveaux matériaux le conduiront à la terre cuite et à la céramique.

Il venait de retrouver une sérénité relative avec Françoise Gilot qui lui donnera deux enfants, Claude en 1947 et Paloma en 1949, et son activité artistique, écho fidèle de sa vie, reflétait son envie de vivre.

Picassso-jeune-fille-au-chapeauMais la rupture avec Françoise Gilot fut inévitable lorsque Picasso fit la connaissance de Jacqueline Roque, qu’il épousera en 1961. Depuis lors Picasso mènera une vie retirée dans ses nombreux domaines. Pendant ses dernières années il déclarait ; « Ils disent que je suis fatigué, que je ne travaille plus. Ils verront bien ».

Dans sa demeure Notre-Dame-de-Vie à Mougins, il préparait deux expositions, l’une à Avignon et l’autre à Nice, lorsqu’un crise cardiaque eut raison de sa vitalité prodigieuse. C’était le 8 avril 1973. Il entrait dans sa 92ème année et laissait une œuvre et une fortune considérables.

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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