Pergolèse Giovanni Battista

Brillant, sensible et inventif, Pergolèse, prématurément disparu, donna à l’opéra-bouffe ses lettres de noblesses, faisant de ces simples intermèdes de véritables comédies en musique, d’une fraîcheur et d’une grâce incomparables.

Au cours du long séjour qu’il fit en Italie entre 1739 et 1740, le président De Brosses, sagace observateur des mœurs musicales du temps, rendit ainsi hommage à l’auteur de cette Serva padrona qui avait failli, En lire plus...

Haendel Georg Friedrich

Amplement muni de lettres de recommandation par Ferdinand, Haendel partit alors pour Rome, où il rencontra plusieurs compositeurs et où il eut pour protecteurs les cardinaux Pamphili, Colonna et Ottoboni (ce dernier, neveu du pape Clément XI). On s’inquiète du salut éternel de ce protestant égaré dans la ville éternelle et on lui suggère la conversion. Haendel refuse, sans qu’on lui en tienne rigueur, et on lui commande même un grand oratorio pour la Semaine Sainte de 1708 : ce sera La Résurrection.

Jean-Philippe Rameau

« Je suis bien obligé de croire que je suis musicien : mais, du moins, J’ai au-dessus des autres la connaissance des couleurs et des nuances ; dont ils n’ont qu’un sentiment confus et dont ils n’usent à proportion que par hasard. Ils ont du goût et de l’imagination, mais le tout borné dans le réservoir de leurs sensations, où les différents objets se réunissent dans une petite portion de couleurs au-delà desquelles ils n’aperçoivent rien. La nature ne m’a pas tout à fait privé de ces dons, et je ne me suis point livré aux combinaisons des notes jusqu’au point d’oublier leur liaison intime avec le beau naturel qui seul suffit pour plaire, mais qu’on ne trouve pas facilement dans une terre qui manque de semence et qui a surtout fait ses derniers efforts. »