Poème de Charles Frémine Noël

Noël

Coupez le gui ! Coupez le houx !

Feuillage vert, feuillage roux,

Mariez leurs branches ;

Perles rouges et perles blanches,

Coupez le gui ! Coupez le houx !

houxC’est la Noël, fleurissez-vous !

Chassez les grives et les merles,

Chassez les mésanges au dos bleu

Du gui dont les fleurs sont des perles,

Du houx dont les fleurs sont du feu !

Courez à la forêt prochaine,

Courez à l’enclos des fermiers ;

Coupez le gui sur le grand chêne,

Coupez le gui sur les pommiers.

Coupez le houx le long des haies

Qui bordent le chemin des bois ;

Coupez le houx sous les futaies

Où sont nos vieux temples gaulois ?

… Et coupez-les par tas, par piles !

Liez en gerbes leurs rameaux,

Et qu’on en pavoise les villes,

Qu’on en pavoise les hameaux !

Coupez le gui ! Coupez le houx !

Feuillage vert, feuillage roux,

Mariez leurs branches !

Perles rouges et perles blanches ;

Coupez le gui ! Coupez le houx !

C’est la Noël ! Fleurissez-vous !

 

Charles Frémine (« Poésies, comptines et chansons pour Noël – Gallimard, 1988)

 

Armand Charles Camille Frémine, né à Villedieu-les-Poêles le 3 mai 1841 et décédé à Mortain le 10 juin 1906, est un écrivain et un journaliste français de la Manches, auteur en particulier de Poésies, comptines et chansons pour Noël.

En 1911, la revue L’Hippogriffe le décrit comme « vif, gouailleur, d’une humeur endiablée, indépendant, pétulant, insouciant, joignant, aux allures d’un héros de Murger, es qualités et les défauts d’un parfait bohême »

Il est souvent associé à son frère Aristide Frémine (1837-1897).

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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