Saint Blaise évêque de Sébasté

Saint-Blaise est célébré le 3 février selon le rite catholique, le 11 février dans le monde orthodoxe, il est le patron des semailles printanières, le guérisseur des maux de gorge, le maître des pluies et des eaux abondantes à cette époque de l’année, ainsi que le protecteur des bergers agressés par les loups que le manque de nourriture rend assez audacieux pour s’approcher des bergeries où les bêlements d’agneaux se font déjà entendre.

D’après le bréviaire, « excellent en douceur et en sainteté », Blaise, médecin de profession, fut nommé évêque de Sébasté, en Cappadoce. Les persécutions de Dioclétien (303-304) l’obligent à abandonner ses ouailles et à chercher refuge dans les montagnes. Là, comme un autre Orphée il arrange son ermitage dans une grotte où toutes sortes de bêtes fauves, lui tiennent compagnie et se laissent soigner quand elles sont souffrantes.

saint-BlaiseUn jour les soldats du gouverneur romain, ayant découvert l’étrange spectacle de cet ermite entouré d’oiseaux et d’animaux sauvages, rapportent le miracle au palais. Blaise, conduit en ville pour avouer ces magies, ne cesse, pendant tout le trajet, de prier et d’accomplir des miracles. On raconte qu’une veuve s’approcha du cortège, en larmes, tenant dans ses bras son fils unique mourant d’une arête de poisson fichée dans sa gorge. Saint Blaise imposa les mains sur le corps inanimé de l’enfant qui se releva plus radieux que jamais. Plus loin, une pauvre femme se lamentait parce qu’un loup lui avait ravi son unique porcelet. Saint

Blaise lui dit en souriant : « Femme, ne te désole pas, ton pourceau t’est rendu.» On vit alors le loup, revenant de la forêt, déposer aux pieds de la femme son trésor intact. »

En prison. Blaise subit d’atroces tortures : on lui déchire les chairs avec des peignes de fer, on l’affame pendant des jours pour qu’il renie sa foi en Christ. La femme au porcelet, qui l’avait suivi à Sébasté, tue l’animal et porte à la prison la tête et les pieds de la petite bête, avec du pain et une chandelle ; Blaise goûte l’offrande et conseille à la femme de déposer la chandelle à l’église qui lui est dédiée pour en retirer du bonheur. Cet acte serait toujours bénéfique à ceux qui l’imiteraient au cours des siècles à venir.

Après le martyre de sept femmes qui faisaient partie du cortège du saint, lui-même est jeté dans un étang où sont déjà englouties les idoles des divinités païennes. Par miracle, l’eau se solidifie et Blaise se trouve sain et sauf sur une sorte de monticule émergé.

saint-BlaiseIl est finalement décapité en compagnie de deux jeunes enfants, après avoir exprimé le souhait de pouvoir post mortem secourir tous ceux qui souffrent de maux de gorge. Naguère encore, dans la région parisienne, les jeunes mères trempaient dans une source dédiée à saint Blaise un cordonnet rouge qu’elles nouaient ensuite autour de la gorge des enfants malades. Mais ce sont surtout les paysans qui restent très attachés à la mémoire du saint qui protégerait toujours les plantes et les animaux de la basse-cour, en souvenir de son passé d’ermite dans les montagnes de Cappadoce.

A lire aussi :

https://viechretienne.catholique.org/saints/653-saint-blaise

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.