Sainte Brigitte, déesse de la créativité féconde

Sainte Brigitte se célèbre le 1er février

Dans la mythologie irlandaise, Brigid, ou Brigd, fille de Dagda, dieu et père de dieu, est la déesse de la créativité, protectrice de la culture et de toute chose essentielle de la vie. Ainsi, elle est connue comme protectrice de la médecine, du feu, des forgerons, de la poésie, de la sagesse et, bien sûr de la fécondité. Sa commémoration, l’une des fêtes les plus importantes du calendrier celte, coïncidant avec la lactation des brebis, avait un caractère pastoral. Son culte se fondait sur une symbolique du renouveau et de la continuité dans les changements annuels de la vie.

Brigitte-de-kildareAu VIe siècle, sainte Brigitte, un des saints patrons de l’Irlande prend la relève de la divinité ancienne et le Saint Brigid’s Day actuel correspond à l’ancienne fête du printemps.

Fille d’une famille de notables, elle regagna après maintes péripéties, dont un esclavage forcé, la maison paternelle où elle travailla en vraie fermière, tout en inventant le tissage. Généreuse, d’une bienveillance légendaire, elle ne se conforma pas aux vœux de son père qui souhaitait la marier, mais qui finalement lui accorda la permission de fonder un couvent à Kildare. Fidèle au commandement de Jésus : « Vendez vos biens et donnez-les en aumône, faites-vous […] un trésor inestimable au paradis » ; la religieuse irlandaise se fixa comme but jusqu’à la fin de sa vie de faire des Irlandais un « peuple riant » de bonheur.

De même que la déesse ancienne présidait aux rites de purification par le feu, la sainte chrétienne entretenait dans son couvent, avec dix-neuf autres religieuses, le feu sacré, coutume perpétuée longtemps après sa mort sur l’autel de son église.

BrigitteDans un ensemble de traditions populaires qui va bien au-delà du déroulement linéaire du temps, on prétend que cette sainte, en raison de ses connaissances en médecine et de ses pouvoirs purificateurs, assista la Vierge dans son accouchement. La légende est certainement inspirée des Évangiles apocryphes, le Protévangile de Jacques et celui du Pseudo-Matthieu, qui relatent les mésaventures de deux sages-femmes, Zélomi la confiante et Salomé l’incrédule, qui, voulant vérifier la virginité de la Vierge, eut les mains desséchées mais elle en retrouva l’usage en touchant les langes du Christ. Elles furent, du fait de leur profession, les premiers témoins de la naissance du Christ On raconte alors, en Irlande, que sainte Brigitte, à l’instar de Salomé, avait perdu ses bras mais que l‘Enfant jésus lui en fit pousser de nouveaux pour qu’elle puisse l’accueillir.

La photo mise en avant est issue du site https://www.guide-irlande.com/culture/sainte-brigitte/

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