Voyage en Corse : Cateri

A Cateri, Les trésors dévoilés de l’église de l’Assomption

L’église a été construite au XVIIe siècle d’après les plans de la basilique Saint-Pierre de Rome ramenés par le chanoine Salvatori, originaire du village.

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En plein centre du village de Cateri se dresse l’église paroissiale de l’Assomption. Méconnue et peu étudiée, elle renferme pourtant des trésors. Elle s’élève majestueusement au-dessus des maisons. Avec son plan en croix grecque, dotée d’une coupole éclairant la nef et d’un clocher absidial à arcades uniques en Corse, ce n’est pas peu dire que le bâtiment a des allures de basilique. Au XVIe siècle, le chanoine Salvatori, le membre de la curie romaine et originaire de Cateri a ramené dans son village les plans de la basilique Saint-Pierre de Rome. C’est à partir de ceux-ci et documents que l’église de l’Assomption a été construite à échelle réduite.

« La valeur de ce Valerio Castello est inestimable »

 Sur ses murs quelques tableaux remarquables : la donation du rosaire de Vincent Suarez se datant de 1789 ou Saint-Roch intercédant auprès de la vierge pour les pestiférés du XVIIIe siècle. Le saint Sébastien faisant des reproches à Dioclétien est une copie du tableau de Paolo Véronèse, offerte par le cardinal Fesch à la commune de Cateri. L’original ayant disparu, ce dernier a d’autant plus de valeur. Mais les plus fameux demeurent l’Assomption de la vierge avec saint Servant, saint Quilicus, sainte Catherine et deux autres martyrs et La Vierge à l’enfant avec sainte Lucie et un évêque de Valerio Castello, tous deux classés monuments historiques depuis 2004.

 Pour ce dernier, le maire Dominique Andreani donne quelques précisions : « restauré à Bastia, il nous a été demandé par gênes car la ville organisait une exposition du célèbre peintre. Il a passé six mois là-bas avant de nous être rendu. Sa valeur est inestimable. »

Sur l’autel du XVIIe siècle en marbre polychrome particulièrement imposant pointent des têtes d’anges. Les raisons sans doute du deuxième nom de l’église : Notre-Dame des Anges.

Du haut de son perchoir, lorsque Gaspard Domini domine les travées, le facteur d’origine italienne installée à Felicito et mort en 1905 a construit l’instrument en 1902. Réhabilité à 1994, il avait passé 65 ans sans sortir un son. Enfin, on ne peut quitter l’église sans se rendre à la casazzza pour admirer le crucifix des miracles, offert également par le chanoine Salvatori au XVIIe siècle. Il protège le village depuis l’autel dédié à Santa Marcella.

 

Ghilormu Padovani

Paru  dimanche 28 février 2010 dans Corse-matin

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une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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