zorille l’africaine

La zorille (Zorilla striata, appelée aussi Ictonyx striatus)  ressemble tellement à la moufette américaine, tant par son aspect extérieur que par ses mœurs, qu’on l’a surnommée la « mouffette africaine ». C’est un petit mustélidé allongé et bas sur pattes qui mesure une soixantaine de centimètres dont 25 au moins pour la queue en panache abondamment fournie. Elle est digitigrade, la plante de ses pieds est couverte de poils, et ses  5 doigts sont armés de grosses griffes non rétractiles de fouisseur.

La tête est large, le museau pointu, les oreilles petites et arrondies. La fourrure est moins dense que celle de la moufette, mais aussi longue et assez semblable par sa couleur et sa disposition. Sur un fond noir brillant se détachent des marques blanches très variables formant taches sur la face et bandes sur le dos.

Enfin, les glandes anales de la zorille sécrètent un liquide fétide défensif dont la puanteur n’est égalée que par celui de la moufette.

La zorille est spécifiquement africaine. On en trouve 3 variétés similaires sur le continent noir, la zorille du Cap (Zorilla capensis) dans la république d’Afrique du Sud, la zorille libyenne (Poecilictis lybica) au nord-est, de la Libye au Soudan, et la zorille à nuque blanche (Paecilogale albinucha) dans la région située au sud du Sahara.

La zorille habite de préférence les zones rocheuses où elle s’installe dans les cavités naturelles ou les trous qu’elle creuse sous les arbres et les buissons. En fait, bien que capable de creuser son propre terrier, elle préfère en général occuper ceux des autres animaux. C’est un animal exclusivement nocturne, aux mouvements plutôt lents. Sont trottinement est nettement moins rapide que celui de la mangouste. Elle n’est pas bonne grimpeuse et manifeste une grande répugnance pour l’eau, bien qu’elle soit capable de nager très convenablement en cas de besoin.

Elle se nourrit de petits mammifères, rongeurs principalement, de petits oiseaux et de leurs œufs, d’amphibiens et d’insectes. A l’occasion, elle se glisse dans un poulailler où elle fait autant de dégâts qu’une fouine. En face du danger, elle hérisse ses poils d’un air menaçant, ce qui lui a valu une réputation d’agressivité qui ne semble pas justifiée. Comme  la moufette, sa principale arme est purement défensive. Lorsque la zorille est acculée, elle se retourne, soulève sa queue, se dresse sur les pattes de devant, et projette sur l’adversaire un liquide si nauséabond que les Soudanais l’ont surnommée le « père de toutes les puanteurs ». Comme les moufettes, ce sont les mâles qui répandent l’odeur la plus fétide et elle est encore plus insupportable pendant la saison des amours. La zorille peut viser avec précision et on dit que le jet de liquide huileux qu’elle envoie rend aveugles certains animaux.

Cette parade suffit généralement à décourager l’agresseur, mais si par hasard l’attaque se poursuit, la zorille, en dernier recours, a une curieuse réaction : elle simule la mort.

Les portées sont de 2 à 3 petits, qui naissent dans un terrier creusé par la mère, ou emprunté à un autre animal.

La zorille n’est jamais tout à fait domestiquée et semble indifférente aux attentions de l’homme. On l’introduit parfois dans les maisons coloniales pour en chasser les souris et les rats.

fama-volat

une grand-mère qui s'amuse, certes, mais qui aime aussi partager ce qu'elle apprend

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